Saint-Agrève : une nouvelle directrice à l'Hôpital de Moze

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Ce lundi 3 mai 2016, Laurence Chardon a pris ses fonctions de directrice de l'Hôpital de Moze à Saint-Agrève. 
 

A 45 ans, Laurence Chardon s'apprête à relever le défi de conduire le centre hospitalier vers un maintien de ses activités et dans un projet de rénovation conséquent.

La nouvelle directrice, Parisienne d'origine, a une formation initiale de kinésithérapeute qu'elle a complété ensuite avec un cursus en gestion. Elle a travaillé, notamment, durant sept ans à la Générale de santé, assurant la gestion de différents établissements de soins de suite et de réadaptation. Son dernier poste de direction dans un établissement psychiatrique doublé d'un centre culturel (Saint-Paul de Mausole), était à Saint-Rémy-de-Provence dans les Bouches-du-Rhône. 

Deux-tiers de patients d'Ardèche, un tiers de Haute-Loire
L'Hôpital de Moze compte dans le paysage sanitaire du Plateau Vivarais-Lignon et incarne bien la dimension interdépartementale naturelle et historique de ce territoire. Car il rayonne sur un bassin de population de 30 000 habitants et draine deux-tiers de patients versant Ardèche et un tiers côté Haute-Loire.

Il comptabilise 80 places en maison de retraite (EHPAD : Etablissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes), 17 lits en soins de suite et réadaptation et 8 lits en médecine. On y assure de multiples consultations de spécialistes, une forte activité de coloscopie. Il est riche d'un centre de périnatalité, d'une pharmacie interne...

Il pèse aussi lourd en terme d'effectif puisqu'il constitue le deuxième employeur de Saint-Agrève avec 140 emplois (contrats à durée indéterminée et contrats à durée déterminée). Un atout non négligeable sur un secteur où les créations d'entreprises sont rares.

Un projet de rénovation à 20 millions d'euros
Henri Brottes, le président du conseil d'administration de l'Hôpital de Moze, le vice-président Jean-Claude Cheynel à ses côtés, signale : "Les relations avec les différentes tutelles, ARS (agence régionale de santé), diocésat... sont au beau fixe. Le défi est non pas le maintien du centre hospitalier qui a toute sa place sur le territoire, mais bien de convaincre les médecins spécialistes de venir exercer à la campagne." Une problématique malheureusement classique aujourd'hui en milieu rural.

Pour conforter encore Moze et assurer sa pérennité, un projet important de reconstruction et d'aménagement se dessine. Il consistera en une extension combinée à un réaménagement des locaux existants. Il s'agit donc de mobiliser les fonds pour cette opération majeure d'un coût de 20 millions d'euros.