L'actu

Retraites : Débat Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, et Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire aux retraites à la fête de l'Humanité

Le samedi 14 septembre 2019 à la Fête de l'Humanité, face-à-face entre Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, et Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire aux retraites.

Animé par Patrick Apel-Muller, directeur de la rédaction de l'Humanité, et Sébastien Crépel, journaliste à l’Humanité.

Contre la mise à mort de l'hôpital public !

"Il faut que les citoyens s’emparent de ces questions, soutiennent les personnels hospitaliers pour qu’on crée le rapport de force et que les parlementaires comprennent que la colère est là."

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Féminicides : « On ne peut plus se payer de mots, il faut des actes et des moyens »

Grenelle des violences conjugales les remerciements on les fera le jour ou il n y aura plus de victimes 1080x640

Alors que 101 femmes ont perdu la vie sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint, le gouvernement convoque à partir de ce 3 septembre, et pour trois mois, un « Grenelle des violences conjugales ». Et, pour « bien faire », il n'y invite pas les syndicats. Comme si le travail n'était pas, justement, une des planches de salut pour les victimes.
 

Le gouvernement lance mardi à Matignon, en présence de familles de victimes, un « Grenelle des violences conjugales ». Édouard Philippe doit y annoncer « de premières mesures d'urgence visant à renforcer la protection des victimes », ont annoncé les services du Premier ministre. Devant quelque quatre-vingt invités — responsables associatifs, acteurs de terrain, policiers, gendarmes, magistrats ou avocats —, plus de dix membres du gouvernement, dont Marlène Schiappa (Secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations), Nicole Belloubet (ministre de la Justice) et Christophe Castaner (ministre de l’Intérieur), animeront des « ateliers » sur la « prévention des violences », la « mise à l'abri et l'accompagnement » des victimes, ou la « sanction » des auteurs de violences.

Un Grenelle sans les syndicats

Mais, une fois encore, le gouvernement snobe les organisations syndicales qui ne sont pas invitées à ce « Grenelle des violences conjugales », alors que ces dernières, et en particulier la CGT, ont obtenu le vote par l'Organisation internationale du travail d'une norme internationale qui enjoint les États, dont la France, à adopter des mesures de protection des victimes dans le cadre de leur activité professionnelle.

Dans le cadre de l’entreprise, la CGT revendique, conformément à ce que prévoit cette norme OIT, de mettre en place dix jours de congés payés pour les victimes. Elle demande également que soient prévus des aménagements du travail et, à l'instar de ce qui existe en Espagne, un droit à la mobilité géographique, fonctionnelle et à des modifications d'horaires, à la demande des victimes. Enfin, la CGT demande l'interdiction des licenciements des femmes victimes et l'allongement des délais de prescription des licenciements abusifs.

Le communiqué de la CGT : Grenelle des violences conjugales – Le monde du travail oublié

Le patronat exonéré de tout rôle

Voilà une curieuse conception du dialogue social qui consiste à exclure les syndicats d'un dossier sur lequel ils ont tant à dire et à proposer. Au-delà de la crainte légitime que ce « Grenelle des violences conjugales » soit avant tout une vaste opération de communication (qui a dit d’enfumage ?), cette absence des questions liées au travail montre aussi une vision étriquée, qui exonère le patronat de tout rôle, de toute responsabilité. Comment peut-on, en effet, exclure du traitement de cette violence, la sphère du travail ?

D'abord, le travail est une planche de salut pour que les femmes victimes puissent être indépendantes et avoir accès, notamment, à un logement – et pas un simple hébergement d’urgence. Ensuite, parce que les victimes doivent être protégées et soutenues dans leurs démarches et dans leur reconstruction par un environnement professionnel bienveillant. Trop souvent, dans leur fuite du domicile et pour se protéger, les victimes sont amenées à choisir entre leur vie et leur emploi…

Des solutions connues depuis longtemps, mais quelle volonté politique ?

« Pourquoi organiser un Grenelle sur plusieurs mois, alors que les solutions pour lutter contre les violences au sein du couple sont connues et reconnues de longue date ? »  interroge Caroline de Haas, du collectif #NousToutes. Laquelle appelle à « une volonté politique et des moyens hors du commun » pour enrayer ce fléau. Les associations féministes mobilisées sur le sujet souhaitent que l'évènement débouche sur un « plan Marshall » doté d'« au moins 500 millions », voire un milliard d'euros. Bien loin des 79 millions d'euros de crédits spécifiquement alloués à cette lutte, selon une étude menée par cinq organisations.

Marlène Schiappa, de son côté, a annoncé la semaine dernière la création d'un « fonds spécial » contre les féminicides d'un million d'euros à destination d'« associations de terrain », un chiffre jugé très insuffisant par les associations. Ces dernières demandent notamment la création, avant la fin de l'année, d'au moins 2 000 places d'hébergement supplémentaires pour les femmes ayant fui le domicile conjugal, un renforcement de la prévention contre les violences sexistes dès l'école ou bien encore la création d'instances judiciaires spécialisées.

Source NVO : https://www.nvo.fr/feminicides-on-ne-peut-plus-se-payer-de-mots-il-faut-des-actes-et-des-moyens/

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RETRAITES : Une autre réforme est possible. Les propositions de la CGT

Deux français sur trois sont opposés à la réforme des retraites que prépare le gouvernement et 93% d’entre eux refusent la baisse de leur pension. C’est pourtant ce qui est envisagé, avec le régime par points préconisé par Emmanuel Macron et construit par Jean-Paul Delevoye.
 

L’entrée de ce dernier au gouvernement démontre d’ailleurs que c’est bien un projet Macron-Delevoye qui est en route avec, pour seul objectif, de nouvelles économies budgétaires sur « le dos » du monde du travail.

Le Premier ministre annonce une période de consultations alors que, depuis 18 mois, l’ex haut-commissaire Delevoye a bâti un projet sans prendre en compte aucune des nombreuses propositions de la CGT.

Il est indispensable d’augmenter le financement des retraites pour, d’une part, améliorer les pensions de tous les travailleurs et travailleuses et, d’autre part, revenir à un âge légal de départ à 60 ans. On vit plus longtemps aujourd’hui parce qu’on travaille moins longtemps. Changer cette tendance conduirait à l’effet inverse.

La CGT a chiffré les financements nécessaires en s’appuyant, par exemple, sur ce constat : plus les salaires et les pensions stagnent ou baissent, plus les dividendes versés aux actionnaires augmentent.

La relance de pseudos concertations, quelle qu’en soit la durée, dans la perspective d’échéances électorales à venir, sans volonté de changer radicalement le fond du rapport Delevoye, est inutile. Les questions essentielles sont en réalité, pour toutes et tous : « À quel âge je vais pouvoir partir et avec combien ? », « Combien d’années en bonne santé vais-je pouvoir espérer profiter de ma retraite ? »

Lors de la rencontre avec le Premier ministre, vendredi prochain, la CGT portera donc une nouvelle fois les propositions indispensables à une retraite assurant un départ de toutes et de tous à taux plein dès 60 ans.
Notre système actuel par répartition doit, certes, être amélioré pour prendre en compte la diversité et l’évolution du monde du travail actuel mais à qui fera-t-on croire que ce qui a été créé à la Libération dans un pays ravagé et ruiné par la guerre devrait se traduire, aujourd’hui, par une régression sociale dans une des plus grandes puissances économiques du monde ?

Ce qu’il faut, c’est un autre partage des richesses !

La CGT propose de renforcer la qualité des emplois, de garantir leur stabilité, d’améliorer le niveau des salaires et les conditions de travail. La retraite est bel et bien le reflet de la vie active.

La CGT exige des réponses immédiates sur des questions essentielles que le gouvernement se garde bien d’aborder.

  • La mise en œuvre d’une politique volontariste d’égalité salariale entre les femmes et les hommes, améliorant la retraite des femmes. Celle-ci est encore inférieure, à qualification égale en moyenne, de 20%. Cette décision permettrait d’abonder à hauteur de plus de 6 milliards d’euros  les ressources des différents régimes de retraite existants.
  • La validation de 3 années d’études, au moins, de formation initiale ou continue, de recherche du premier emploi ou période de précarité pour les jeunes qui, aujourd’hui, trouvent un emploi stable en moyenne à 27 ans. L’acquisition des droits par la jeunesse doit être assurée en partie par l’État, de même que ce dernier doit prendre en charge sa formation. L’autre partie doit être prise en charge sous forme de cotisations par les entreprises qui bénéficient de la qualification acquise par les salariés.
  • Le droit de travailler jusqu’à l’âge de la retraite. Moins d’un travailleur sur deux est en emploi à partir de 55 ans, alors que le nombre de chômeurs de plus de 50 ans a triplé depuis 10 ans. Dans ce contexte, le gouvernement veut reculer l’âge réel de la retraite à 64 ou 65 ans… La CGT propose de mettre en place une véritable sécurité sociale professionnelle favorisant le maintien et le retour au travail entre 55 et 60 ans.
  • Elle exige la reconnaissance de la pénibilité au travail, avec l’aménagement des fins de carrière et un droit à un départ anticipé à la retraite à taux plein à 55 ans, voire 50 ans pour les métiers les plus pénibles. C’est la garantie d’une espérance de vie en bonne santé pour toutes et tous.

D’ores et déjà, la CGT appelle l’ensemble des salariés, les retraités et les privés d’emploi à se mobiliser, dès le 24 septembre, pour imposer une amélioration des droits à la retraite de toutes et tous, pour qu’urgence sociale et urgence environnementale se conjuguent au présent.

Montreuil, le 5 septembre 2019

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Travailler plus pour gagner moins à la retraite !

Tout est bon pour le président de la République et son gouvernement pour embrouiller les salariés sur le projet de réforme des retraites présenté par Jean-Paul Delevoye cet été.
 

Voilà qu’Emmanuel Macron reparle de durée de cotisation pour pouvoir partir en retraite, pensant berner les Français. Ceux-ci ont bien compris que le régime universel à points a pour but de les faire travailler plus longtemps avec des droits à la retraite plus faibles.

Annoncer un allongement de la durée des cotisations, au-delà même des 43 ans préconisés dans le système actuel ou bien recourir à un âge pivot avec une décote avant 64 ans revient au même...

En vérité, compte tenu de l’entrée de plus en plus tardive dans un emploi stable (27 ans en moyenne aujourd’hui), les annonces de Macron reviennent à repousser l’âge légal  de départ à la retraite bien au-delà de 64 ans.

Pour la CGT, ce projet ne peut constituer une base de négociation.

La réforme Delevoye/Macron ne ferait que des perdants : femmes, jeunes, salariés du privé comme agents publics, y compris les retraités actuels qui verraient la valeur du point fondre au soleil...

À l’ouverture de l’université d’été du Medef, le président de la République veut-il donner des gages au patronat qui ne veut plus payer de cotisations et reculer encore et toujours l’âge de la retraite ?

À l’inverse, la CGT porte des propositions de progrès social avec comme condition préalable l’augmentation du financement consacré à la retraite puisque le nombre de retraités va fortement augmenter d’ici les prochaines années.

Les richesses ne manquent pas alors que la France est championne du monde du versement des dividendes.

La CGT exige l’ouverture de négociations :

  • pour  améliorer les salaires, particulièrement en appliquant l’égalité salariale entre les femmes et les hommes ce qui fera rentrer de nouvelles recettes pour nos retraites (plus de 6,5 milliards d’euros pour la dernière mesure) ;
  • sur les conditions et la réalité du travail, notamment sur les questions de pénibilité au travail comme le réclament depuis des mois, par exemple, les personnels soignants très mobilisés.

La CGT appelle tous les salariés, retraités et privés d’emploi à se mobiliser dès le 24 septembre pour obliger le gouvernement à renoncer à son projet de réforme et gagner une retraite à 60 ans sans décote et avec un minimum de pension à 1200 euros nets.

Montreuil, le 27 août 2019

RETRAITES : l'enfumage MACRON - CFDT

Depuis hier les médias bombardent : Macron aurait opéré un véritable virage en renonçant à ce qu'ils appellent l'âge pivot (départ à 64 ans au lieu de 62 actuellement) en recherchant un accord sur la durée de cotisation allongée bien sûr pour bénéficier d'une retraite à TAUX PLEIN.

Ce qui revient au même puisqu'il faudra travailler beaucoup plus longtemps pour partir avec ce taux plein et pouvoir vivre décemment de sa pension (aujourd'hui 41,5 annuités vers 43,5 en 2035 et les 43 dès 2025).

L'ENFUMAGE c'est qu'à la veille de la soit-disant "concertation" avec les "partenaires sociaux" prévue à partir du 6 septembre prochain il s'agit de permettre à la CFDT de justifier ET son absence des luttes qui vont s'engager ET d'accompagner la contre-réforme inchangée quant à ses principes et quant à ses objectifs : faire baisser les pensions, élargir le champ d'intervention des assurances, fonds de pension, outils de la capitalisation ...

L'entourloupe étant d'ailleurs toujours la même :

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La CFDT est au départ pour la contre-réforme proposée car dit-elle sous la pression des campagnes des médias dominants le statu quo n'est plus possible (concernat les retraites elle pour les retraites par points). 

En même temps elle fixe une ligne rouge à ne pas franchir sinon vous allez voir ce que vous allez voir : la CFDT va se mobiliser ! 

Troisième temps le pouvoir feint de céder à cette exigence de non-franchissement de ligne rouge, dans ce cas l'augmentation de l'âge départ légal à la retraite.

La CFDT claironne alors qu'elle a été entendu et peuvent alors se mettre en place les simulacres de négociations qui ont pour  but de chloroformer l'opinion en vue de faire passer la contre réforme prévue dès le départ par le pouvoir, SANS CHANGEMENT NOTABLE et au détriment des intérêts populaires.

Ainsi, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a salué mardi la prudence d’Emmanuel Macron sur l’âge pivot pour les retraites mais attend « les concertations » avec le Premier ministre « pour voir comment ça va bouger ». 

C'est de cette façon que presque TOUS nos CONQUIS SOCIAUX sont un à un remis en cause avec la complicité des dirigeants de la CFDT.

C'est donc cette opération qu'il faut démystifier en préparant ce qu'ils craignent le plus : la convergence des luttes des personnels des hôpitaux, des EHPAD, des pompiers, des précaires, des salariés du privés, des sans emploi sans illusion sur les négociations bidon !

Source : Front syndical de classe http://www.frontsyndical-classe.org/2019/08/retraites-l-enfumage-macron-cfdt.html?fbclid=IwAR39uJ_zKkWMGMkI4KJT6EZUaQi-mqUcStU7YckegCL_w6bHPYRhAvIYIeE

Violences policières : la doctrine du maintien de l'ordre doit changer

Alors que l’on dénombre de plus en plus de cas de violences policières, la CGT dénonce le durcissement de la répression des divers mouvements sociaux et appelle à faire évoluer la doctrine du maintien de l’ordre.
 

En février, dans un entretien à la NVO, le sociologue Fabien Jobard avait souligné « le niveau de violence très élevé » de la force publique et du pouvoir. Alors que l’on dénombre, selon l’IGPN, 288 enquêtes pour présomption de « violences policières » depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », ces derniers, dont 450 ont été blessés gravement par des tirs de lanceurs de balles de défense (LBD) ou de grenades (sur 2 500 blessés), ont demandé la réparation de leurs préjudices.

Le Conseil d'État refuse l'interdiction des LBD

La CGT et la Ligue des droits de l’homme s’étaient d’ailleurs associées dans leur recours pour interdire les LBD, mais la plus haute juridiction administrative du pays avait refusé de faire droit à ces demandes, estimant qu’il n’était pas disproportionné de perdre un œil en se rendant à une manifestation. Pourtant, selon Fabien Jobard, les LBD sont contestables en matière de maintien de l’ordre, tant « ils infligent des blessures graves et irréversibles ».

D’ailleurs, cette arme a longtemps été refusée par les CRS et les gendarmes mobiles qui la jugeaient contraire à la doctrine du maintien de l’ordre, avant que la loi Sarkozy de 2002 pour la sécurité intérieure n’encourage son usage. Cette doctrine choque, jusqu’à l’étranger : la commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe s’était dit « gravement préoccupée » par la gravité des blessures provoquées. Comme l’a préconisé le défenseur des Droits, Jacques Toubon, le maintien de l’ordre doit être « pacifique ».

Les violences policières ont également touché la jeunesse du pays, comme lors des manifestations lycéennes qui ont eu lieu en fin d’année 2018. À Marseille, la mobilisation avait fait un blessé grave, tandis que chacun a encore en tête l’image des lycéens de Mantes-la-Jolie, mis à genoux et les mains derrière la tête.

La mort de Steve, illustration d'une doctrine du maintien de l'ordre qui doit évoluer

Le 21 juin, à Nantes, suite à une intervention controversée de la police pendant la fête de la musique, 14 personnes finissent dans la Loire afin d’éviter une charge policière. Steve Maia Caniço, 24 ans, est porté disparu. Son corps sera retrouvé le 29 juillet dans la Loire.

Alors que les proches de Steve, rejoints par l’union locale CGT de Nantes, se sont rassemblés à Nantes le 3 août sous le hashtag #JusticePourSteve, cet événement doit amener à s’interroger de nouveau sur la politique de maintien de l’ordre en vigueur ces derniers temps dans notre pays, où nous assistons de manière progressive à un durcissement de la répression des divers mouvements sociaux.

Dans son rapport rendu public le 30 juillet, l’IGPN avait conclu qu’il n’existait pas de lien « entre l’intervention de la police et la disparition » de Steve.

Source : https://www.cgt.fr/actualites/france/interprofessionnel/violences-policieres-la-doctrine-du-maintien-de-lordre-doit

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