Répression syndicale

Syndicalistes pas voyous ! : Appel à soutenir notre camarade Eric LACOSTE

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Tract USD CGT 34 Appel soutien camarade Eric LACOSTE.pdf

Une motion de soutien et de lutte pour les libertés syndicales à compléter(en utilisant la fonction "remplir et signer" de votre lecteur de PDF) et retourner avant le mardi 21 février à : clothildeollier@gmail.com

Elles seront données lors de la réunion avec la FHF du mardi 21 février.

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Motion de soutien camarade Eric LACOSTE.pdf

Justice : CGT "terroriste" et "voyou", le parquet veut condamner Gattaz

En pleine Loi Travail, le patron des patrons Pierre Gattaz avait comparé des militants de la CGT à des "voyous" et des "terroristes".

Jeudi, le parquet a réclamé sa condamnation, suite à une plainte déposée par la CGT.

Le parquet de Bobigny a demandé jeudi la condamnation pour diffamation du patron du Medef, Pierre Gattaz, qui avait comparé des militants CGT à des "terroristes" et des "voyous", en plein conflit sur la loi travail. "Assimiler des syndicalistes à des voyous et des terroristes, dans le contexte actuel, en France, est quelque chose qui n’est pas digne et n’a pas sa place dans le débat social", a estimé le procureur, Loïc Pageot, appelant le tribunal à condamner Pierre Gattaz, absent lors de l’audience, sans toutefois préconiser de peine. Fin mai, alors que la fronde contre la loi El Khomri s’apprêtait à entrer dans son quatrième mois, le patron des patrons avait appelé le gouvernement dans les colonnes du quotidien Le Monde à "ne pas céder au chantage, aux violences, à l’intimidation, à la terreur", ajoutant que c’est "visiblement" "la conception du dialogue social" de la CGT. "Faire respecter l’Etat de droit, c’est faire en sorte que les minorités qui se comportent un peu comme des voyous, comme des terroristes ne bloquent pas tout le pays", avait-il déclaré. L’avocat de la centrale, Emmanuel Gayat, a déploré lors de l’audience que le mot "terroriste" "soit accolé à une organisation de salariés, dans un contexte d’état d’urgence, alors que tout le monde sait ce qu’est un terroriste aujourd’hui".

"Étonné" par les réquisitions du parquet, Me Jean Veil, l’un des avocats du prévenu, a affirmé que "l’intention de Mr Gattaz n’était évidemment pas de comparer les militants CGT à des jihadistes". "Le mot +terroriste+ n’est pas interdit", a-t-il lancé au tribunal.
"Je ne comprends pas que la CGT pousse des cris de jeune fille outragée quand on lui dit qu’elle a des méthodes de voyous ou de terroristes, elle qui nous parle dans ses tracts de +patrons voyous+, voire de +patrons jihadistes+", a de son côté plaidé son collègue Dominique de Leusse.

La CGT, qui a assigné le patron du Medef en justice, lui réclame 10.000 euros de dommages et intérêts. Les propos de Pierre Gattaz dans le Monde avaient suscité une avalanche de réactions indignées, dans la classe syndicale comme politique. 

Le patron des patrons était lui-même revenu sur ses déclarations, reconnaissant que "le mot terroriste était inadapté dans ce contexte". Le tribunal rendra son jugement le 16 février. 

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SYNDICALISTE... PAS VOYOUS !

« Casser du militant », briser des élans sociaux, créer des peurs, menacer les Bourses du travail… la répression syndicale reste un des moyens patronal pour freiner le développement du syndicalisme. Ainsi, certains militantes et militants de la CGT, de par leur engagement, sont traités comme des délinquants. Ils sont trainés devant les tribunaux, dans des procédures de plusieurs années. Leur carrière est souvent brisée, leur vie bouleversée, leur famille affectée…

Les sanctions en droit pénal, qui pèsent contre les militants syndicaux, traités comme des « voyous » par le patronat et certains procureurs, sont inadmissibles et n’ont rien à voir avec la réalité du fait syndical !

Pour la CGT, porter atteinte à un militant syndical, c’est porter atteinte à toute la CGT ! La lutte contre la criminalisation de l’action syndicale, s’inscrit dans la démarche générale de la CGT de lutte contre toutes les formes de discrimination.

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Le Gouvernement choisit l’intimidation comme dialogue social face à la CGT et au mouvement unitaire

Ce mercredi 31 août, deux militants CGT du Havre ont été arrêtés comme des grands criminels à l’aube, chez eux, juste avant une assemblée générale de rentrée en Seine-Maritime, en présence de Philippe MARTINEZ. Les deux camarades ont été transférés à Paris pour être entendus en lien avec la manifestation du 14 juin dernier.

Personne ne croit au hasard, alors que la rentrée sociale s’annonce particulièrement tendue, le Gouvernement refuse d’entendre que la loi Travail est minoritaire dans son propre camp, de même qu’elle continue à être rejetée de façon constante par plus de 70 % de l’opinion publique et même 90 % des salariés, les premiers concernés par la régression des droits qu’impose la loi.

La criminalisation de l’activité syndicale, la répression féroce contre des dizaines de militants de la CGT, d’Air France, des Goodyear, à Paris, Le Havre, Marseille, Grenoble, Lille, partout en France, est la seule méthode de "dialogue" qu’a choisi le Gouvernement. Elle ne fait que renforcer la détermination du mouvement unitaire avant le meeting commun du 7 septembre à Nantes et la journée d’action du 15 septembre.

Pour l’abrogation de la loi Travail, pour de nouveaux droits, l’emploi, la réduction du temps de travail, les salaires, mobilisons-nous toutes et tous le 15 septembre !

Montreuil, le 31 août 2016

Air France : La chasse aux sorcières continue !

Il n’y a pas de conquêtes sociales sans libertés syndicales. Gouvernement et Medef, en pleine lune de miel depuis 2012, l’ont bien compris : ils veulent museler le monde du travail pour imposer leurs réformes antisociales !

La chasse aux sorcières, qu’ils mènent contre toute forme de lutte et de contestation notamment envers les militants de la CGT, continue de plus belle.

Suite à l’affaire dite de « la chemise », le 5 octobre 2015, la direction d’Air France a décidé de licencier Vincent Martinez, délégué du personnel, élu CGT. L’Inspection du Travail s’est alors saisie du dossier, et après enquête, a invalidé le licenciement de notre collègue le 20 janvier 2016.

Air France, ne pouvant accepter cette décision, pourtant motivée sur un courrier de quatre pages, a envoyé un recours hiérarchique auprès de la Ministre du Travail, Myriam El Khomri. Celle-ci avait quatre mois, à compter du 3 février 2016, pour statuer sur cette demande de licenciement.

N’ayant reçu aucune réponse en date du 3 juin, le licenciement de Vincent a été implicitement rejeté, conformément à l’article R2422-1 du Code du Travail. Or, le 5 août, Vincent a reçu un courrier du Ministère du Travail lui notifiant l’annulation de la décision de l’Inspection du Travail, c’est-à-dire donnant l’autorisation (tant recherchée) à Air France de le licencier. Nous nous étonnons d’une telle décision !

Myriam El Khomri désavoue ainsi l’Inspection du Travail en revenant sur une décision pourtant longuement motivée. Après ceux déjà utilisés pour La loi Travail, il s’agit ni plus ni moins d’un nouveau 49.3 !

Après les Goodyear, condamnés à des peines de prison ferme, le pouvoir décide de frapper un grand coup contre les salariés d’Air France qui ont osé se dresser contre une politique « sociale » désastreuse et mortifère pour l’emploi. 16 de nos collègues d’Air France seront jugés à Bobigny.

La CGT condamne toute forme de répression visant à tenter de museler la moindre contestation. Elle apporte son soutien à tous les salariés injustement incriminés et appelle à manifester les 27 et 28 septembre 2016 devant le Tribunal de Grande Instance de Bobigny pour la relaxe des 16 d’Air France.

Montreuil, le 8 août 2016

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Notre camarade Cédric innocenté et relaxé : victoire pour les libertés syndicales

Communiqué de la CGT, de la Fédération CGT des Services publics, de l’Union Régionale CGT d’Ile-de-France (URIF) et de l’Union départementale CGT de la Loire

Dans un contexte social où le gouvernement tente de museler la CGT en discréditant ses militants et en allant jusqu’à la répression dans la violence, ce 27 juillet 2016 marque une victoire face aux attaques contre les libertés syndicales.

Notre camarade Cédric Crozet, des Territoriaux CGT de Saint-Étienne, était passé en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Paris le 16 juin 2016 suite à son arrestation pendant la manifestation nationale du 14 juin.

À la demande de son avocate, Agnès Cittadini, son procès avait été reporté au 27 juillet, afin de pouvoir préparer correctement la défense. Cédric avait été placé sous contrôle judiciaire en attente de son procès, en dépit de la demande de placement en détention provisoire formulée par le procureur lors de l’audience du 16 juin, nouveau témoignage de la volonté du pouvoir politique de s’en prendre à la CGT.

Les vidéos produites durant le procès ont largement contribué à prouver l’innocence de Cédric quant aux faits de violence sur les forces de l’ordre qui lui étaient reprochés. Elles démontrent même que c’est tout l’inverse qui s’est produit ! Non seulement Cédric n’a pas commis de violence mais il a été victime de violences policières alors qu’il cherchait à porter secours à un manifestant blessé.

Considérant ces éléments, la procureure de la République n’a formulé aucune réquisition et a déclaré s’en remettre « à la sagesse » des juges qui ont donc prononcé la relaxe complète de Cédric.

La CGT, la Fédération CGT des Services publics, l’URIF et l’Union départementale CGT de la Loire tiennent à remercier l’ensemble des organisations et camarades qui se sont rassemblés pour encourager Cédric et lui ont apporté leur soutien, d’une manière ou d’une autre, tout au long de ce combat. Elles saluent le travail remarquable de l’avocate de Cédric.

L’innocence de Cédric et le caractère abusif de son arrestation et de la procédure judiciaire sont ainsi démontrés.

Avec Cédric, avec l’ensemble des salariés, jeunes et retraités mobilisés depuis des mois, nous poursuivons la lutte contre la loi Travail et pour un Code du travail du 21ème siècle.

Le 15 septembre, soyons en masse dans la rue pour l’abrogation de la loi Travail, la satisfaction de nos revendications sur les salaires, l’emploi, les garanties collectives, le service public et pour nos libertés démocratiques.

Montreuil, le 28 juillet 2016

RELAXE POUR NOS 4 CAMARADES Mercredi 13 juillet 2016 SAINT-ETIENNE

Mercredi 13 juillet 2016, Nina, Jules, Yvan et Martin vont comparaitre au tribunal correctionnel de St Etienne pour y être jugés.

Ni casseurs, ni voyous !

Soyons nombreux à demander leur relaxe 

Ils sont accusés de dégradation, de violence, de rébellion envers les forces de l’ordre …

Retour sur cette journée du 12 mai 2016, où depuis déjà plus de 2 mois, les mobilisations contre le projet de loi travail du gouvernement rejeté par une large majorité de la population se succèdent.

Le gouvernement venait de brandir le 49.3, nous étions environ 1500 à manifester pour interpeller les députés dont Mr Gagnaire, fervent défenseur du projet de loi et ayant soutenu le 49.3.

Nos 4 jeunes camarades militants ont pénétré dans la permanence du député pour déployer une banderole à sa fenêtre sous les applaudissement de centaines de manifestants.

Aucune violence de leur part, aucun vol ni vandalisme, juste un acte symbolique et pacifique pour exprimer une colère face au mépris et au déni de démocratie. Ils ont été intercepté par des policiers en civils qui les attendaient à l’intérieur de l’immeuble.

Ils ont été menottés, menacés, molestés puis arrêtés. Pendant ce temps à l’extérieur, 6 policiers sont arrivés, ont commencé à jouer de la matraque sur les manifestants se trouvant à l’entrée de l’immeuble puis ont reculé sur ordre de leur supérieur….les jeunes ont été relâché, la manifestation s’est disloquée.

Jeudi 2 juin, 6h du matin, la police s’est rendu à leur domicile et chez leur parents, appartements perquisitionnés, ils ont été arrêtés et mis en garde à vue durant plus de 36h...leur procès se tiendra mercredi 13 juillet.

Nous étions nombreux à être témoins d’un acte pacifique et symbolique de la part de nos jeunes camarades.

Nous serons nombreux à les accompagner et les soutenir.

Depuis le début de la mobilisation, des centaines d’arrestations ont eu lieu dans toute la France.

Actuellement nous avons recensé 12 arrestations sur la Loire.

Nous avons interpellé le Préfet sur la présence et l’attitude provocatrice de certains policiers dans les manifestations. Des contrôles inopinés, des menaces sont proférés à l’égards de certains jeunes qui participent aux manifestations.

Une demande d’audience a été faite par l’intersyndicale en date du 29 avril, restée à ce jour sans réponse.

Tout est fait pour détourner l’attention sur la revendication largement soutenue la population et faire passer les militants pour des voyous.

Mercredi 13 juillet 2016

La CGT appelle l’ensemble des salariés, jeunes, retraités, privés d’emplois à participer massivement par tous les moyens y compris par la grève aux initiatives de soutien. 

Manifestation :11h devant la bourse du travail de St Etienne

Rassemblement : 13h devant le tribunal correctionnel