LES POTINS DE MOZE

Saint-Agrève : du rififi à l'association de l'hôpital de Moze

Réunions houleuses, assemblée générale annulée pour cause de vives tensions, présence d'un huissier de justice... L'association gestionnaire de l'hôpital de Moze à Saint-Agrève traverse une période difficile en interne. Deux clans s'opposent.

On aurait pu penser que l'hôpital de Moze sortait de la tempête. Après des années difficiles sur le plan financier, une crise du Covid particulièrement mouvementée et un projet de rénovation et d'agrandissement sur la bonne voie, voilà qu'une crise interne éclate au sein de l'association gestionnaire.

Les salariés peuvent-ils devenir membres de l'association ?

Le feu couvait depuis plusieurs années mais une étincelle a fait éclater les dissidences début septembre à l'occasion d'une réunion du conseil d'administration. Le 8 septembre, les 17 membres étaient appelés à se prononcer sur la possibilité pour des salariés de l'association de pouvoir candidater pour devenir sociétaire de la même association. A main levée, le vote contre l'a emporté. Et dans la foulée, le président Henri Brottes présentait 28 candidats pour être coopté. Nouveau vote à main levée alors que des administrateurs réclamaient un vote à bulletin secret. Des voix s'élèvent et un nouveau conseil d'administration extraordinaire est convoqué le 21 septembre. Lequel annule les décisions du 9 septembre. Le lendemain, le président écrit pour annoncer sa mise en retrait, avant de se rétracter, toujours par mail, deux jours plus tard.

Un nouveau CA annule le précédent

Ce soir du 21 septembre, le "CA" s'est ainsi positionné sur les 28 candidatures, auxquelles ils ont ajouté 6 candidatures de salariés. Après consultation des lettres de motivation, 14 ont été retenues dont 4 salariés.

Une AG houleuse avant même de commencer

L'assemblée générale de vendredi, en présence d'un huissier de justice, devait confirmer ces intégrations. Mais de réunion, il n'en sera pas point question. Des candidats refoulés ont voulu obtenir une réponse à ce refus. Les décibels sont montés, les masques sont tombés. Devant un tel brouhaha, le maire Michel Villemagne a sonné la fin de la récréation et proposé que l'AG soit reportée en attendant des éclaircissements sur la validité des délibérations du CA.

34 candidats pour intégrer l'association

Deux clans s'opposent au sein de cette association qui gère la structure hospitalière. "Il y a des règlements, il faut les appliquer", affirme Norbert Exbrayat, le trésorier, pas vraiment sur la même longueur d'ondes que le président.

Et il s'étonne de ces candidatures massives pour intégrer l'association alors que les années précédentes, le nombre de candidats s'élevait à trois ou quatre personnes. Le président justifie : "Dans les statuts de l'association de 2004, il est écrit qu'il est nécessaire de retrouver des membres quand les effectifs baissent. On était à 65-70 en 2004 et on est actuellement à 34." Pour Henri Brottes, qui veut garder la main, le conflit est davantage une question de personnes. "Il est nécessaire de renouveler le CA, de faire venir du sang nouveau. "C'est une situation dramatique pour l'établissement. L'ARS pourrait prendre des décisions contre l'hôpital."

L'avocat de l'association sollicité

L'avocat de l'association a été sollicité pour conseiller sur la validité des délibérations. A moins qu'un tribunal soit saisi du dossier pour trancher.

Pour le maire Michel Villemagne, cette situation donne une image désastreuse. "Je vis très mal cette situation, surtout à un moment où l'hôpital est à un tournant de son évolution avec un projet immobilier bien avancé à 15 millions d'euros."

Source la commère 43 : https://www.lacommere43.fr/dans-le-07/item/34036-saint-agreve-du-rififi-a-l-association-de-l-hopital-de-moze.html?fbclid=IwAR1CD0xyPfp5aBzqznnwO1DrFeS5nCmhxjIngRwUY3E2t_WSbakOVV8Hw9I

Saint-Agrève : la première pierre du futur hôpital de Moze en 2021 ?

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Après avoir traversé une période très difficile pendant le Covid avec une flambée de malades et de décès, l'hôpital de Moze de Saint-Agrève maintient son projet de réhabilitation et d'extension. La crise du Covid pouvait d'ailleurs s'avérer un argument de poids pour finir de convaincre les partenaires financiers.

Après avoir traversé une tempête sanitaire, la direction et les responsables de l'association de Moze continuent de regarder vers l'avenir. Et cet avenir passe par la rénovation et l'extension de l'hôpital de Saint-Agrève. Evident hier, le projet est encore plus indispensable aujourd'hui. Peut-être que le virus serait tout de même rentré dans l'établissement mais les conditions actuelles ont pu faciliter la propagation, avec des sanitaires communs et des chambres partagées.

Selon le président de l'association de Moze, Henri Brottes, le permis de construire pourrait être déposé en 2021 avec la première pierre la même année. "Le projet pourrait être fini dans quatre ans."

Une activité encore réduite

Pour l'heure, l'établissement hospitalier peine à retrouver son rythme d'avant-Covid. Le service de soins SSR accueille 20 patients pour une capacité d'accueil de 25. Et à l'Ehpad, 65 résidents vivent à Moze pour un total de 79 places. "Il y a une crainte, légitime", reconnaît Laurence Chardon, la directrice qui affirme que l'hôpital n'a plus aucun cas de Covid-19.

Des repas financés par l'hôpital et le CCAS

La solidarité a joué à plein pendant la pandémie et continue d'être appliquée. L'allongement des journées de travail à 12 heures a entraîné une prise de repas sur place pour le personnel. L'hôpital a pris à sa charge la moitié des 1 000 repas. Le Centre Communal d'action sociale (CCAS) a financé la moitié, soit 3500 € de mars au 10 juin.

"On continue l'aide jusqu'au 31 août", annonce la directrice alors que les repas sont préparés sur place. "La solidarité est inscrite dans la durée", assure le maire Michel Villemagne qui indique que la commune vendra le terrain à l'euro symbolique pour l'extension et financera l'étude d'impact environnemental de ce projet.

https://www.lacommere43.fr/dans-le-07/item/32401-saint-agreve-la-premiere-pierre-du-futur-hopital-de-moze-en-2021.html?fbclid=IwAR2G0JADSywsw-QfrG7aMLrizIf_2QcfY8i4FmeWpVCjh9Qn4x4lh8-8roo

 
 

Laurent Wauquiez annonce au moins un million d’euros pour l’hôpital

Entre un et deux millions d'euros pour l’hôpital de Moze, à Saint-Agrève (Nord-Ardèche) : c'est, en substance, ce qu’a annoncé Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne Rhône-Alpes, lors de sa visite ce vendredi 8 juillet.

« Je sais que la Région n’intervient pas sur les établissements hospitaliers, mais je suis prêt à faire une dérogation exceptionnelle pour que Moze puisse entamer les travaux de rénovations nécessaires, dès maintenant, et emporter la décision de l’agence régionale de santé pour le maintien de l’hôpital », a-t-il annoncé. « Cet établissement a un rôle primordial sur le plateau, il y règne une ambiance familiale, je veux souligner la gentillesse, la compétence et l'humanité de son personnel », a-t-il ajouté.

L’aide exceptionnelle de la Région devrait servir de levier pour débloquer une situation quelque peu figée, avec un Département qui accepte de financer la construction de l’Ehpad si l'hôpital se modernise, et l'ARS qui apporte son financement pour la rénovation à condition que l'hôpital puisse autofinancer une partie des travaux.

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Le dauphiné libéré 

Hôpital de Moze à Saint-Agrève : sortir du rouge avant de s'agrandir

Extrait de l'AG de l'Association de Moze vendredi 10 juin 2016

Les comptes de l'hôpital de Moze sont toujours dans le rouge. Avant de penser à entreprendre un lourd programme de rénovation et d'agrandissement, l'établissement doit retrouver une stabilité financière. Trois pistes sont étudiées.

L'hôpital de Saint-Agrève a terminé l'année 2015 avec un résultat net déficitaire de 628 000 euros, alors qu'il était déjà de 565 000 euros en 2014. Le conseil d'administration de l'établissement hospitalier a présenté un plan de redressement à l'Agence régionale de santé qui porte sur trois points.

Norbert Exbrayat, trésorier, a détaillé les trois pistes qui doivent mener à un retour à l'équilibre. 200 000 euros doivent être trouvés par une facturation supplémentaire auprès des patients, 200 000 euros par le réaménagement des contrats des anesthésistes Dr Jacques Berteaux et Dr Berthet. le contrat du Dr Berthet n'a pas été renouvelé. Les horaires de travail du Dr Berteaux ont été modifiés. Et encore 200 000 euros doivent être trouvés par une réorganisation du travail, notamment des CDD, qui prendra du temps. "450 000 devraient être acquis dès 2016", annonce le trésorier, également représentant du diocèse. "Nous avons eu une bonne nouvelle avec une prime de 100 000 euros versée par l'ARS, en étant reconnu hôpital de proiximité.

Nouvelle direction, premiers constats

La nouvelle directrice, Laurence Chardon, a livré son premier regard sur l'hôpital après un mois de présence. "Les usagers sont très satisfaits de la prestation malgré des locaux qui ne sont pas en bon état. On a des personnels impliqués qui prennent soin des patients malgré des conditions de travail difficiles."

La première action de la directrice a été d'entreprendre des travaux de peinture dans deux chambres individuelles du service médecine et soin de suite. Ces chambres particulières, en disposant d'équipements suffisants comme des sanitaires complets, pourraient ainsi être facturées 30 euros supplémentaires alors qu'elle ne le sont pas actuellement. Les travaux des neuf autres chambres devraient intervenir à la rentrée. "On va pouvoir communiquer sur ces locaux, plus acceptables et ainsi accueillir des patients qui nous fuient actuellement pour rallier Saint-Etienne ou Valence. Je suis aussi surprise de l'image dégradée de l'établissement auprès de certains professionnels."

Retour à l'équilibre en 2018 ?

La directrice, qui a réussi "avec un peu de chance" à faire venir un gynécologue, doit aussi mener un chantier lié à l'organisation du travail pour réduire au minimum le recours aux CDD. L'hôpital ardéchois compte 90 CDI et autant de CDD sur une année.

Quid de l'avenir de l'hôpital. "Il n'est pas question de le fermer", martèle la nouvelle directrice. L'hôpital regarde plus loin et espère revenir à l'équilibre le plus tôt possible pour envisager ensuite des travaux de rénovation et d'agrandissement. Un investissement chiffré pour l'instant à 20 millions d'euros. "On espère revenir à l'équilibre en 2018. Je suis peut-être trop optimiste mais je vais continuer à l'être", affirme Henri Brottes, le président du conseil d'administration.

Le conseil d'administration de l'hôpital

Le conseil d'admininistration enregistre l'arrivée de Bernard Lescaille, radiologue à la retraite. Le bureau reste inchangé : Henri Brottes président, Jean-Claude Cheynel vice-président, Marie-Christine Pizot secrétaire, Claudette Garde secrétaire adjointe, Norbert Exbrayat trésorier et Pierre Metzdorff délégué médical.

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La commère 43 le 11 juin 2016

Saint-Agrève : une nouvelle directrice à l'Hôpital de Moze

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Ce lundi 3 mai 2016, Laurence Chardon a pris ses fonctions de directrice de l'Hôpital de Moze à Saint-Agrève. 
 

A 45 ans, Laurence Chardon s'apprête à relever le défi de conduire le centre hospitalier vers un maintien de ses activités et dans un projet de rénovation conséquent.

La nouvelle directrice, Parisienne d'origine, a une formation initiale de kinésithérapeute qu'elle a complété ensuite avec un cursus en gestion. Elle a travaillé, notamment, durant sept ans à la Générale de santé, assurant la gestion de différents établissements de soins de suite et de réadaptation. Son dernier poste de direction dans un établissement psychiatrique doublé d'un centre culturel (Saint-Paul de Mausole), était à Saint-Rémy-de-Provence dans les Bouches-du-Rhône. 

Deux-tiers de patients d'Ardèche, un tiers de Haute-Loire
L'Hôpital de Moze compte dans le paysage sanitaire du Plateau Vivarais-Lignon et incarne bien la dimension interdépartementale naturelle et historique de ce territoire. Car il rayonne sur un bassin de population de 30 000 habitants et draine deux-tiers de patients versant Ardèche et un tiers côté Haute-Loire.

Il comptabilise 80 places en maison de retraite (EHPAD : Etablissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes), 17 lits en soins de suite et réadaptation et 8 lits en médecine. On y assure de multiples consultations de spécialistes, une forte activité de coloscopie. Il est riche d'un centre de périnatalité, d'une pharmacie interne...

Il pèse aussi lourd en terme d'effectif puisqu'il constitue le deuxième employeur de Saint-Agrève avec 140 emplois (contrats à durée indéterminée et contrats à durée déterminée). Un atout non négligeable sur un secteur où les créations d'entreprises sont rares.

Un projet de rénovation à 20 millions d'euros
Henri Brottes, le président du conseil d'administration de l'Hôpital de Moze, le vice-président Jean-Claude Cheynel à ses côtés, signale : "Les relations avec les différentes tutelles, ARS (agence régionale de santé), diocésat... sont au beau fixe. Le défi est non pas le maintien du centre hospitalier qui a toute sa place sur le territoire, mais bien de convaincre les médecins spécialistes de venir exercer à la campagne." Une problématique malheureusement classique aujourd'hui en milieu rural.

Pour conforter encore Moze et assurer sa pérennité, un projet important de reconstruction et d'aménagement se dessine. Il consistera en une extension combinée à un réaménagement des locaux existants. Il s'agit donc de mobiliser les fonds pour cette opération majeure d'un coût de 20 millions d'euros.