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Sarah, AESH en temps partiel imposé : deux boulots pour joindre les deux bouts

Sarah est accompagnante d'élèves en situation de handicap (AESH) depuis 9 ans pour 950 euros par mois en temps partiel imposé ce qui l'oblige à exercer un deuxième emploi.

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Maëva, agent de bio-nettoyage : cotoyer la mort sans formation

Maëva, agent de bio-nettoyage, depuis 7 ans à l'hôpital, doit notamment cotoyer des personnes en fin de vie, mais elle n'a pas eu accès à une formation. Pour elle, comme pour les autres, la CGT demande la création de vrais déroulements de carrière.

 

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Aide-soignante en Ehpad : "donner du sens à son métier c'est pouvoir durer"

"Avec le nouveau Ségur je vais perdre en partant en retraite, ou alors il faudrait que je travaille jusqu'à 62 ans", explique Françoise, assistante de soin en gérontologie. La CGT demande la reconnaissance des responsabilités envers les personnes fragilisées.

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Égalité Femmes-Hommes : La CGT présente un bilan d'étape de sa campagne sur la revalorisation des métiers du soin et du lien

Aide a domicile

À l’occasion d’une journée d’étude consacrée aux conditions de travail, de rémunérations et de formation dans les Ehpad, mardi 1er février, la CGT a présenté un bilan d’étape de sa campagne visant à revaloriser les métiers du soin et du lien.

« La crise sanitaire a mis en lumière que les “premiers de corvée” étaient essentiellement des “premières de corvée”, dont les métiers essentiels sont dévalorisés et sous-payés. Cette dévalorisation des métiers à prédominance féminine explique pour partie l’écart de salaire entre hommes et femmes de 28,5 % », a martelé Sophie Binet, en charge de l’égalité femmes-hommes à la CGT.

Mon travail le vaut bien

Cette campagne s’appuie sur une étude de l’Ires (Institut de recherches économiques et sociales) et une enquête intitulée « Mon travail le vaut bien ». Déployée par la CGT, cette consultation, ouverte jusqu’en mars 2022, donne la parole à des professionnelles issues de quatorze métiers du soin et du lien, tels que les accompagnantes des élèves en situation de handicap (AESH), les aides-soignantes, les agents d’entretien, les agents de services hospitaliers, les agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem), les aides à domicile…

5 800 salariés, essentiellement des femmes, ont déjà pris le temps de répondre au questionnaire en ligne dans le cadre de la consultation engagée par la CGT jusqu’en mars 2022.

D’ores et déjà, 5 800 salariés, essentiellement des femmes, ont pris le temps de répondre au questionnaire en ligne. « Les premiers constats montrent que le contenu de ces professions est plus complexe que leur qualification. La majorité des salariés témoigne qu’il faut un an pour maîtriser les gestes du métier. La moitié des répondantes témoigne d’un glissement vers des tâches non prescrites mais pourtant vitales », observe l’économiste Rachel Silvera, pilote de l’étude.

Pour bon nombre de ces métiers essentiels, le niveau de qualification est minoré, les compétences relationnelles sont niées, la pénibilité sous-estimée, la précarité restant la norme.

Les travaux de la chercheuse démontrent par ailleurs que pour bon nombre de ces métiers essentiels, le niveau de qualification est minoré (les infirmières ont longtemps été reconnues bac +2 au lieu de bac +3 ; les sages-femmes bac +3 au lieu de bac +6). Les compétences relationnelles sont par ailleurs niées et assimilées à des qualités naturellement féminines, la pénibilité est sous-estimée, la précarité restant la norme, avec des temps partiels imposés fréquents.

Un gisement de 1,2 million d'emplois

Pour la CGT, il s’agit de montrer à travers cette campagne l’enjeu social et économique d’investir dans la reconnaissance de ces métiers du soin et du lien, et de créer un service public de prise en charge de la petite enfance et du grand âge.

Ces emplois répondent à des besoins sociaux majeurs.Julie Valentin, chercheuse à l’université Paris 1 et copilote de l’étude menée par l’Ires

« Ces emplois répondent à des besoins sociaux majeurs. Si la France voulait s’aligner au niveau national sur le niveau de prise en charge des départements les mieux dotés [en matière de petite enfance, de perte d’autonomie, d’action sociale, etc., NDLR], il lui faudrait créer plus de 1,2 million d'emplois, et 1,7 million pour atteindre un niveau de service équivalent à celui de la Suède », expose Julie Valentin, chercheuse à l’université Paris 1 et copilote de l’étude menée par l’Ires.

« L’ensemble des dépenses publiques requises pour la revalorisation des métiers et leur fort développement représentent un total d’environ 3 % du PIB », défend encore l’Ires. Soit un investissement de 50 milliards d’euros qui permettrait par ailleurs à la société d’économiser des dépenses en matière de revenus (sur la prime d’activité, le RSA, etc.) et de générer des recettes fiscales additionnelles. La campagne sur la revalorisation des métiers du soin et du lien se déroule alors que de nombreuses luttes rendent visibles les conditions de travail des soignants, des sages-femmes, des AESH, des travailleurs sociaux, des employés dans les Ehpad.

Source : https://nvo.fr/la-cgt-presente-un-bilan-detape-de-sa-campagne-sur-la-revalorisation-des-metiers-du-soin-et-du-lien/

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Mobilisation de la Santé et de l'Action Sociale ce mardi 11 janvier 2022 à Privas (07)

Ce mardi 11 janvier 2022, journée de mobilisation de la Santé & l'Action Sociale CGT.

150 manifestants ont foulé le bitume du Conseil Départemental en direction de la Délégation Départementale de l'Ardèche de l'ARS AURA via la Préfecture...

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Syndicalisme : D’où vient-on ? Où en est-on ? Et où va-t-on ? (avec Stéphane Sirot)

Un petit cadeau pour cette nouvelle année pour toutes celles et tous ceux qui refusent de baisser la tête. Ci-joint une vidéo d’échanges avec Stéphane Sirot, historien, spécialiste du syndicalisme et des mouvements sociaux, afin d’apporter de la fraicheur, du dynamisme à notre réflexion et à notre engagement pour cette nouvelle année pour gagner des revendications qui portent des outils d’émancipation, travailler à une société plus juste et imaginer une société au-delà du capitalisme.

Sommaire de la vidéo :

0mn00s : La Loi de 1884 et la légalisation des organisations syndicales en France

4mn07s : Les objectifs de la classe dominante n’ont pas changé de 1884 à 2021

7mn46s : Le mot « Exclusivement » a particulièrement fait débat en 1884 pour tenter de « museler » les organisations syndicales

10mn40s : En quoi consiste le modèle CGT d’origine et comment il a évolué ?

19mn38s : Le leurre de la notion de « dialogue social » et l’offensive contre le modèle CGT

27mn57s : Les lueurs d’espoir et les enseignements de la mobilisation gagnante de 2006 (le temps de la mobilisation sociale, c’est le temps de la légitimité)

35mn09s : Depuis 2016, loin de tout sentiment de résignation, la contestation dans le pays est permanente et très forte… On note surtout une transformation de cette contestation voire même un enrichissement de cette panoplie conflictuelle

46mn04s : Quelles perspectives pour les années à venir ? Et quelle évolution du militantisme pour le futur proche pour gagner en efficacité ? Quelques pistes :

- le rapport de force doit primer sur le rapport de droit

- réinvestir l’idée de transgression

- fusionner militantisme et activisme

- penser un travaillisme révolutionnaire

1h00mn09s : Fin

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L’hôpital est au bord du gouffre !!

Malgré la pandémie, le démantèlement de l'hôpital public se poursuit. Les personnels, épuisés par deux ans de crise sanitaire et écœurés par les fausses promesses du « Ségur », sont à nouveau descendus dans la rue le 4 décembre dernier. Confrontés à une cinquième vague épidémique, ils entendaient dénoncer les fermetures de lits et les restructurations qui mettent à mal l'ensemble de l'offre de soins dans le secteur public.

Au centre hospitalier intercommunal Alençon-Mamers, dans l'Orne, les personnels sont à bout. « Notre hôpital part en lambeaux », écrit l'intersyndicale (FO-CGT). En grève pour empêcher la fermeture de services et dénoncer la dégradation de l'offre de soins, les agents poussent un cri de détresse. Depuis le début de la pandémie, les conditions de travail n'ont cessé de se dégrader, et les hôpitaux font face à une vague de mises en disponibilité et de démissions, sans que les services RH ne parviennent à recruter. « On manque de 43 équivalents temps plein à Alençon. Pour conserver l'ouverture de nos urgences à Namers, les infirmières ont accepté des heures sup et ont repoussé leurs congés. Mais les agents sont épuisés et en colère, la solidarité, ils en ont marre… », constate Pascal Lamarche, délégué syndical CGT des hôpitaux ornois où, depuis le début de la crise sanitaire, 38 lits de soins ont été supprimés à Mamers et 37 à Alençon. Malgré un recours accru à l'intérim et aux heures supplémentaires, environ 20 % des lits seraient fermés sur tout le territoire, estime par ailleurs le Conseil scientifique. Et de l'aveu même du gouvernement, le nombre de postes vacants chez les personnels paramédicaux serait en hausse d'un tiers depuis l'automne 2019.

Urgences saturées

À l'hôpital pédiatrique parisien Necker, des lits sont fermés faute de personnel et les urgences pédiatriques sont saturées. « C'est chaotique. Les collègues nous alertent sur le fait qu'ils sont rappelés sur leurs repos récupérateurs, ils découvrent qu'ils sont au planning du jour au lendemain. Ils se sentent méprisés et traités comme des pions », constate Marie-Rita Pokoudiby, DS CGT de l'hôpital. Et c'est toute la chaîne de l'hôpital qui est impactée par la saturation des services. « Le temps d'attente est passé d'une à deux heures à six-huit heures aux urgences pédiatriques. On déprogramme des opérations sur des petits, faute de personnels, avec des pertes de chances pour les enfants. Il y a un énorme malaise humain… », témoigne la déléguée. C'est moins la reprise du Covid que le manque d'attractivité de l'hôpital qui affecte les établissements. « Il y a une angoisse, une amertume et une grande colère chez les soignants. L'absentéisme est en hausse et on va avoir encore des départs. Les anesthésistes vont dans le privé pour des salaires deux à trois fois plus élevés. Plein de services d'urgences ferment temporairement ou définitivement dans les petits hôpitaux, alors qu'arrive la cinquième vague », alerte Philippe Bizouarn, médecin anesthésiste au CHU de Nantes et membre du Collectif Inter-Hôpitaux. Au CHU de Dole (39), la direction veut fermer le service de chirurgie d'urgence début 2022. « Le manque de personnel est un prétexte. La chirurgie d'urgence ne rapporte pas assez par rapport à la chirurgie ambulatoire. Mais les CHU les plus proches sont à 45 kilomètres. Si un accouchement se passe mal ou si on a un accident de la route, les patients qu'on devra opérer en urgence vont devenir quoi ? On va les laisser mourir ? » s'indigne Jean-Philippe Zante, secrétaire du syndicat de l'hôpital. Alors que la médecine de ville ne suit plus, les fermetures de petits services d'urgences entraînent un afflux dans les grands CHU. De 180 accueils par jour, les urgences de Rennes sont passées à 200 entrées en moyenne, avec une pénurie de personnel à gérer. « On se retrouve parfois seule avec vingt-cinq patients qui ont besoin de soins imminents, en témoigne ainsi une aide-soignante, un brassard “En grève” sur le bras. Les gens qui arrivent, on les prévient qu'ils sont là pour la journée. On fait des examens à des patients sur des brancards, dans les couloirs. Quand on craque, on va dans les toilettes pour pleurer… Si ça continue on va avoir le dégoût de notre métier. »

Maltraitance institutionnelle

Face à la cinquième vague, l'état d'esprit des soignants n'est plus le même qu'au début de la pandémie. L'absence de reconnaissance a beaucoup découragé. « Ils ont donné de leur personne et sont essorés », constate Virginie Fachon, déléguée CGT du centre hospitalier intercommunal des vallées de l'Ariège (09). Ici comme ailleurs, les fausses promesses du « Ségur » ont déçu. « Ce n'était pas la reconnaissance attendue. 183 euros d'augmentation, c'est dérisoire… » fait savoir la DS. La gestion gouvernementale calamiteuse de la crise sanitaire porte une lourde responsabilité dans la fuite des personnels, fatigués de se sacrifier depuis tant d'années. « Ils ont l'impression de ne plus avoir les moyens de bien faire leur travail, déplore Céline Claude, DS à l'hôpital de Lons-le-Saunier (39). L'obligation vaccinale a été la goutte d'eau. Après les avoir applaudis, on les a montrés du doigt. D'où leur colère. » Parmi ceux qui ont été suspendus, beaucoup ne souhaitent plus revenir. « Une collègue aide-soignante partie travailler à l'usine m'a dit : quand je sors à 21 heures, à 21 h 05 je suis dans ma voiture et j'ai tous mes week-ends. J'ai gagné en sérénité… », confie la déléguée. Une désaffection qui ne se limite pas aux personnels en poste, les étudiants aussi font défection. D'après le gouvernement, 1 300 étudiants infirmiers auraient ainsi démissionné depuis 2018. « Ce chiffre est sous-estimé. Les étudiants ont été très sollicités lors de la crise, au détriment de leur formation. Et les personnels n'ont pas le temps de les encadrer dans les services. Certains sont écœurés et préfèrent arrêter… », déplore Mathilde Padilla, présidente de la Fédération nationale des étudiant·e·s en soins infirmiers (Fnesi).

Privatisation rampante

Le 4 décembre, dix organisations syndicales – excepté FO et la CFDT, signataires du « Ségur » – ont appelé aux côtés des collectifs Inter-Blocs et Inter-Urgences à des rassemblements pour réclamer des moyens pour l'hôpital et demander l'arrêt des fermetures de lits. « On a atteint un effet de seuil, le système est en train de s'effondrer. On a traversé la crise du Covid car les personnels ont tenu, les étudiants ont interrompu leurs études, les retraités sont revenus… Sauf que tout le monde est épuisé et on a 150 000 à 200 000 infirmiers qui ont abandonné le métier », analyse Christophe Prudhomme, porte-parole CGT et membre du Collectif Inter-Hôpitaux. Pour l'urgentiste, « il y a une stratégie du gouvernement de laisser le champ libre au privé lucratif. Avec un hôpital public dégradé, qu'on gardera juste pour les pauvres. » Pour contrecarrer ce projet, la coordination réclame une revalorisation des salaires et la création de 100 000 emplois. « Pour que ça change, il va falloir de grosses mobilisations. On va avoir besoin du soutien de l'interpro, de nos UL, de toute la population », affirme Asdine Aissiou, DS à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière. Et pas uniquement aux balcons et fenêtres pour une énième salve d'applaudissements.

Source : https://nvo.fr/lhopital-est-au-bord-du-gouffre/

Sage-femme : une profession déconsidérée

Sages femmes

Malgré une revalorisation salariale concédée par l'exécutif et l'ajout d'une sixième année de formation, les sages-femmes poursuivent leur mouvement avec l'appui de la CGT. En crise, le secteur exige de meilleures conditions de travail et la reconnaissance du statut de praticien hospitalier.

MobilisationAprès avoir organisé une semaine noire entre les fêtes de fin d’année, les sages-femmes seront à nouveau mobilisées en même temps que les IADE (infirmiers anesthésistes) du 7 au 13 janvier. La fédération CGT de la santé et de l’action sociale a déposé un préavis de grève dans ce sens.

Après onze ans passés en salle de naissance dans le public, Cindy a fini par « jeter l'éponge » et quitter le milieu hospitalier. « On s'épuise, on dépasse nos gardes, avec toujours moins de personnels et un système où on oublie l'humain. Mais accompagner des femmes au travail, c'est aussi de l'écoute. Et ça, la tarification à l'activité ne le quantifie pas. J'ai deux filles, jamais je ne leur conseillerai ce métier… », regrette-elle. En novembre, la profession a organisé une série de « week-ends noirs » afin de dénoncer le déficit de reconnaissance d'un métier très féminisé et les problèmes d'effectifs. « On a du mal à recruter, on perd des collègues qui partent dans le libéral ou démissionnent, avec aussi beaucoup d'abandons d'études chez les étudiants, déplore Camille Dumortier, présidente de l'Organisation nationale syndicale des sages-femmes (ONSSF). Il y a une vision idéalisée du métier. Mais on réanime des enfants en mort apparente, on s'occupe des patientes en hémorragie… On gagne 30 000 euros par an pour cinq ans d'étude, avec 1 400 heures de plus que les dentistes. On est la profession médicale la moins bien payée… »

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Des avancées en trompe-l'œil

Le 22 novembre, un protocole d'accord prévoyant une revalorisation de 500 euros et l'ajout d'une sixième année d'étude a été signé par trois organisations syndicales. Des avancées en trompe-l'œil qui n'ont satisfait ni la CGT ni l'ONSSF, qui appelaient à la poursuite du mouvement fin décembre et réclament pour la profession l'obtention d'un statut de praticien hospitalier. Car en réalité, les 500 euros incluent les 183 euros net du Ségur, auxquels s'ajouteront 243 euros de prime d'exercice médical et… 78 euros seulement de revalorisation de grille. « C'est un coup de com, estime Laurent Laporte, secrétaire de l'Union fédérale des médecins, ingénieurs, cadres et techniciens (Ufmict-CGT). Elles [les sages-femmes, ndlr] voulaient une revalorisation indiciaire, elles ont eu une prime qui n'entrera ni dans le calcul de la retraite ni dans le congé maternité. Cette profession subit une discrimination de genre. » Ces mesures ont aussi mis en colère les sages-femmes du privé qui ont été écartées de la prime. Céline Morais, sage-femme à la clinique toulousaine de La Croix du Sud et gréviste, ne décolère pas : « On gagne déjà 25 % de moins que nos collègues du public, relève cette militante, qui dénonce des conditions de travail devenues intenables. En salle de naissance, on est une sage-femme pour trois à quatre patientes. On est obligées d'imposer la médicalisation, car on ne peut pas gérer la douleur. Chaque accouchement peut connaître un problème, ça nous met une grosse pression. Face à un juge, c'est notre responsabilité médicale qui est engagée. Par rapport aux risques qu'on prend et notre niveau de compétences, notre salaire est nettement insuffisant… » Le mouvement n'est pas près de s'arrêter.

Source : https://nvo.fr/sage-femme-une-profession-deconsideree/