FLASH ACTUCGT

Stop Loi Sécurité Globale : Militants syndicaux innocentés grâce à des vidéos.

Témoignages de 3 militants CGT innocentés grâce à des vidéos après avoir été accusés, à tord, de violences à l'encontre des forces de l'ordre.

Egalité Femmes-Hommes : Grève féministe et manifestation du 8 mars 2021

Plusieurs milliers de personnes, en majorité des femmes, ont défilé lundi à Paris pour réclamer davantage d'égalité entre les sexes, à l'occasion de la journée internationale pour les droits des femmes. Les manifestantes marchaient derrière une banderole proclamant « Premières de corvées en grève féministe », le mot d'ordre cette année étant de dénoncer les injustices subies par les femmes, accentuées par la crise sanitaire. La CGT y était au sein d'un collectif des 37 mouvements syndicaux, féministes et politiques organisateurs avait appelé à manifester pour « mettre fin aux discriminations et aux violences sexistes et sexuelles » et pour « refuser (…) de payer le prix de la crise avec notre travail, notre salaire, notre corps ».

Interrogées au micro de la NVO : Mireille Stivala, de la CGT Santé et action sociale et Sophie Binet, de l'Ucigt-CGT.

Telechargement 16

Justice "Bobigny" : un vidéo démontre un mensonge policier pour criminaliser une manifestation syndicale

Ce devait être le procès d’un syndicaliste CGT qui aurait prétendument giflé un membre des forces de l’ordre lors d’un rassemblement près de la préfecture en octobre 2019. Mais grâce à ces vidéos que policiers et gouvernement ne veulent plus voir captées par les citoyens, l’audience qui s’est tenue le 8 février à Bobigny a obligé le procureur à requalifier les faits en outrage.

Hervé Ossant, le secrétaire général de l’union départementale CGT de Seine-Saint-Denis était poursuivi par le tribunal correctionnel de Bobigny pour des violences commises sur un policier lors d’une manifestation le 31 octobre 2019 à l’occasion d’un déplacement du Premier ministre Édouard Philippe avec plusieurs ministres, pour annoncer une batterie de mesures spécifiques au département. La CGT avait organisé un rassemblement devant la préfecture de Seine-Saint-Denis pour interpeller le chef du gouvernement et avait rassemblé quelques manifestants qui avaient déployé sur le parvis de la préfecture une banderole avec le message « halte à la casse des services publics » . Le petit groupe avait été repoussé violemment par les forces de l’ordre qui avaient chargé les manifestants. Et dans la cohue, un policier avait perdu son calot. Hervé Ossant avait été interpellé et placé en garde à vue pendant près de sept heures. Dans son procès verbal, le policier décoiffé a indiqué avoir reçu « une gifle« . Un autre collègue confirmera les propos.

Les policiers ont failli à leur mission. Ils ont chargé de façon brutale. Il y a eu un dérapage, mais du fait de la police. Maître Laurence Cambonie, avocate

Mais les images tournées par Abdel Sadi (élu depuis maire PCF de Bobigny) montrent clairement que le couvre-chef du policier vole au milieu de la cohue mais qu’aucune gifle n’est donnée. Elles mettent en évidence un mensonge policier destiné à criminaliser une manifestation sociale. De fait, le parquet a demandé au procès la requalification des faits en « outrage » et a requis une amende de 500 euros avec sursis. L’avocate d’Hervé Ossant a demandé « l’abandon des poursuites. Les policiers ont menti« , a insisté Me Laurence Cambonie. « On ment sur la qualification qu’on veut modifier en outrage« , s’est insurgé l’avocate. « Il n’y a pas eu de violence mais une charge brutale d’une cinquantaine de policiers contre une quinzaine de manifestants« , a-t-elle conclu. « Cette convocation fait suite à une mobilisation de la CGT pour défendre le service public. On réclame une égalité en Seine-Saint-Denis et on envoie les forces de l’ordre puis on envoie un camarade en garde à vue » , a fustigé le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, présent lors d’un rassemblement près du tribunal lundi 8 février avec plus d’une centaine de personnes dont de nombreux élus de Seine-Saint-Denis venues  apporter leur soutien au responsable syndical. Il s’agit « d’un nouvel exemple de criminalisation de l’action syndicale » , a notamment réagi Stéphane Peu, député PCF du département.

Ce procès dont on connaitra le jugement le 22 février plaide pour l’abandon pure et simple des articles des projets de loi Sécurité globale et lutte contre le séparatisme qui visent à interdire la captation vidéo et la prise de photos tant par les citoyens que par les journalistes. Il repose aussi de manière caricaturale la question du maintien de l’ordre lors des manifestations sociales par un exécutif qui ne tolère aucune contestation de sa politique. Cette criminalisation de l’action syndicale et militante est devenue une constante. Elle vise à dissuader les citoyens d’user de leur droit de manifester.

Source : https://nvo.fr/bobigny-un-video-demontre-un-mensonge-policier-pour-criminaliser-une-manifestation-syndicale/

Telechargement 16

Le gouvernement décide de ficher les opinions politiques et syndicales

Le gouvernement a décidé de trois nouveaux décrets qui étendent le champ des fichiers des services de renseignements aux opinions politiques, syndicales, religieuses ou aux antécédents psychiatriques et psychologiques. Une dérive qui s'inscrit dans la suite de la proposition de loi sur la « sécurité globale » votée à l'Assemblée nationale, laquelle suscite une forte mobilisation des défenseurs du droit et des libertés.Ficher les opinions politiques, les appartenances syndicales, les antécédents psychiatriques et psychologiques… : c'est bien en France qu'une telle décision vient d'être prise. Vendredi 4 décembre, le gouvernement a étendu, avec trois décrets, le champ de plusieurs fichiers des services de renseignement. Il s'agit du fichier dit de « prévention des atteintes à la sécurité publique » (PASP) utilisé par le renseignement territorial, de celui dit de « gestion de l'information et prévention des atteintes à la sécurité publique » (GIPASP) et de celui dit des « enquêtes administratives liées à la sécurité publique » (EASO).
La création des deux premiers a fait suite à la suppression du fichier Edvige, créé en 2008, qui permettait de ficher les opinions politiques, syndicales ou religieuses : contraint par une large mobilisation des défenseurs des droits humains et de l'état de droit contre une telle dérive, le gouvernement l'avait alors supprimé mais avait mis en place quelques mois plus tard le PASP et le GIPASP, lesquels recensaient des informations sur des personnes dont l'activité aurait pu indiquer « qu'elles peuvent porter atteinte à la sécurité publique » mais n'étaient pas censés inclure les opinions des personnes fichées.
Arton2799
Ficher les opinions

Les décrets publiés ce 4 décembre étendent les informations sur les citoyen-ne-s aux « opinions politiques »« convictions philosophiques, religieuses ou une appartenance syndicale » et contenir des informations relatives aux troubles psychiatriques et psychologiques, malgré le secret médical.

Les informations pourront aussi concerner les « habitudes de vie », un concept dont on a du mal à définir les limites. Elles pourront notamment être collectées sur les réseaux sociaux. Qui plus est, ces fichiers concerneront aussi les « personnes morales » (organisations, associations…).

Dérive autoritaire

Décidés à la suite de la présentation du nouveau schéma de maintien de l'ordre par le ministre de l'Intérieur, du vote par l'Assemblée nationale de la loi relative à la « sécurité globale » et avant la présentation en conseil des ministres le 9 décembre du projet de loi sur le séparatisme rebaptisé « Projet de loi confortant le respect des principes de la République », ces décrets représentent selon les défenseurs des droits un nouveau signe d'une politique autoritaire menaçant l'état de droit.

Mobilisations pour les libertés et l'état de droit

Pour la CGT, « il s'agit d'une nouvelle attaque en règle contre les libertés publiques notamment une atteinte à la liberté d'opinion et au droit au respect de la vie privée et, tout particulièrement, contre les libertés syndicales ».

Elle « a décidé de déposer, avec d'autres organisations, un recours devant le Conseil d'État afin d'obtenir l'annulation de ces décrets symboles d'un autoritarisme en marche ». Ainsi des recours déposés, par exemple, par la Quadrature du net, le syndicat de la magistrature, le syndicat des avocats de France.

La CGT « appelle tous ses syndicats déjà largement impliqués dans la lutte contre la loi Sécurité globale à se mobiliser autour de cette question centrale des libertés syndicales »

Les mobilisations se poursuivent dans tout le pays pour les libertés.

Source : https://nvo.fr/le-gouvernement-decide-de-ficher-les-opinions-politiques-et-syndicales/