Retraites

Retraite : Macron annonce le recul de l’âge de départ à la retraite à 65 ans !

Macron annonce le recul de l’âge de départ à la retraite à 65 ans ou alors un allongement de la durée de cotisation. La CGT porte des propositions pour un autre projet avec un âge de départ à 60 ans après 37,5 années de cotisations !

Mobilisation pour l’augmentation des pensions Agirc Arrco

Le maintien du pouvoir d’achat concerne tout le monde, y compris les retraités ! Si le smic, indexé sur l’inflation, a progressé de 31,2 % depuis 2008, dans le même temps, les retraites dans le privé n’ont augmenté que d’un peu plus de 18 % (retraite de base + Agirc Arrco). Une baisse du pouvoir d’achat flagrante, qui s’accélère avec l’inflation galopante de 2022.

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L’Agirc Arrco, régime complémentaire qui concerne plus de 13,2 millions de retraités, a concédé à ceux-ci une augmentation de 5,12 % au 1er novembre, dont 0,1 % de rattrapage sur 2021. 

Ce n’est pas suffisant !

Des moyens existent pour financer les augmentations

Les retraités se mobilisent pour la défense de leurs pensions. Ils se rassemblent le 6 décembre partout en France, avec un seul mot d’ordre : Exigeons l’augmentation de nos retraites.

Avec 2,6 milliards de bénéfices sur l’exercice 2021 et 0 euros de dettes, l’Agirc-Arrco a largement les moyens de financer ces augmentations.

Le montant des réserves disponibles s’élevait, à la clôture de l’exercice fin 2021, à 68 milliards d’euros, en hausse de 6 milliards d’euros par rapport à l’année précédente ! 

Négociation sur la gestion future de l’Agirc Arrco

Le conseil d’administration de l’Agirc-Arrco a lieu le 6 décembre.

C’est le moment de multiplier les initiatives partout en France, devant les sièges du Medef, des préfectures, avec l’Union Confédérale des Retraités UCR-CGT pour exiger une hausse des retraites complémentaires de 6,2 % pour l’année 2022.

« Nous revendiquons aussi l’ouverture de négociations pour redéfinir les critères de gestion de la caisse complémentaire dominée par le Medef » explique Bernard Devert, responsable Union Confédérale des Retraités UCR-CGT sur les questions Agirc Arrco.

« La moitié des participants du CA prétendument paritaire appartient au Medef ».

En 2023 aura lieu la fin du contrat de 2019 et l’ouverture des négociations (conditionnées à la future réforme des retraites) : ce sera l’occasion de redéfinir le fonctionnement, la durée des réserves et leur utilisation et de reprendre la main sur la gestion des retraites complémentaires.

Retraite à 65 ans , baisse des pensions, chômage des seniors : La guerre de MACRON est déclarée...

Retraite à 65 ans, baisse des pensions, chômage des seniors : la guerre de MACRON est déclarée par une simple interview au Parisien - Aujourd'hui en France

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La « bataille sociale » sur les retraites relancée

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« Pour les salaires, les pensions, les bourses d’études, les minimas sociaux » : la journée nationale de mobilisation interprofessionnelle du 29 septembre intervient dans le contexte d’une double offensive sur les retraites et l’assurance-chômage.

« Comptez sur moi » : c’est ce qu’a répété, au cours des derniers mois, Emmanuel Macron aux militaires, aux hospitaliers ou aux travailleurs de la « tech »… À l’évidence, ce n’était pas une main tendue. Mais le présage de réformes brutales, menées coûte que coûte. Après avoir lancé celle de l’assurance-chômage ignorant le rejet unanime des organisations syndicales, voici le retour des retraites, au prétexte de la recherche du plein-emploi.

Le scénario est bien connu, et il se conclue par la menace à peine voilée du 49.3 : fuites opportunes du nouveau rapport du Conseil d’orientation des retraites (Cor), propos et ballons d’essais distillés devant l’association de la presse présidentielle, dont la possibilité d’un amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale pour faire passer plus vite le projet… « Retraites : la bataille sociale », titrait Options au printemps dernier. Elle est ainsi relancée, et le coup d’envoi en sera la journée nationale de mobilisation interprofessionnelle du 29 septembre, « Pour les salaires, les pensions, les bourses d’études, les minimas sociaux », à l’appel de sept syndicats (Cgt, Union syndicale Solidaires et Fsu) et organisations de jeunesse (Unef, Vl, Fidl et Mnl).

L’accélération est telle qu’une poignée d’initiés a pu lire l’entièreté du rapport du Cor, sur lequel repose la supposée urgence à réformer. Avant sa publication, le 15 septembre, seule est retenue la dramatisation de la dégradation, après 2023, des comptes du système de retraites, sur la base d’hypothèses de croissance annuelle de la productivité abaissées par rapport aux dernières projections. Hypothèses qui peuvent être contestées : le Cor privilégie ainsi « un scénario caractérisé à la fois par une croissance très faible (1 % par an) associée à un taux de chômage élevé », souligne la Cgt, un taux d’ailleurs inférieur à celui retenu par le gouvernement lui-même dans ses dernières prévisions.

« Ce que dit le rapport n’a pas grand-chose à voir avec le récit qu’on en fait », commente pour sa part l’économiste Michaël Zemmour sur son compte Twitter. Selon lui,  la réforme envisagée répond d’abord « à une volonté de réformer le marché du travail et de réduire les dépenses après une série de baisses d’impôts ». Si l’on s’en tient aux seuls résultats comptables, l’analyse de Henri Sterdyniak sur son blog hébergé par Mediapart éclaire le débat : la question n’est pas celle du léger déficit du système de retraite (0,4 % du Pib dans les 25 prochaines années), mais, à moyen terme, « l’acceptation ou non de la paupérisation progressive des retraités ». Une paupérisation déjà à l’œuvre – les taux de remplacement, singulièrement pour les ingénieurs et cadres, se sont déjà effondrés –, et qui ouvre la voie au développement de l’épargne  retraite : un piège, comme l’ont montré les débats des dernières Rencontres d’Options.

Peu importe finalement qu’à peine un actif sur deux soit en emploi entre 55 et 64 ans, Emmanuel Macron résume ainsi les termes du « choix » : report de l’âge légal ou nouvel allongement de la durée des cotisations ? À côté de l’argument comptable, il affiche désormais une nouvelle stratégie pour imposer sa réforme : celle du financement de droits nouveaux, comme une pension minimum à 1 100 euros pour une « carrière complète » sans qu’on sache ce que cela recouvre, ou les investissements nécessaires à l’école, à la santé, à la transition écologique…

Toujours pas un mot sur les ressources du systèmes de retraite, d’ailleurs mises à mal, comme l’ensemble de la protection sociale, par la faiblesse des revalorisations salariales au profit de primes hypothétiques, la non-reconnaissance des qualifications ou les exonérations de cotisations. À la condition d’une meilleure répartition des richesses, d’autres choix que la voie sans issue dans laquelle il veut enfermer les Français sont pourtant possibles.

Christine Labbe

Source : https://journaloptions.fr/2022/09/16/la-bataille-sociale-sur-les-retraites-relancee-a-commencer-lors-de-la-journee-nationale-de-mobilisation-interprofessionnelle-du-29-septembre/

Le gouvernement veut imposer une réforme des retraites idéologique

Les comptes des retraites ne sont pas déficitaires, le système est même excédentaire en 2021 et 2022 selon le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites. Et pourtant, le gouvernement veut passer sa réforme en force et dans l’urgence. Contre l’avis des syndicats, des Français et du patronat.

Pourquoi imposer une réforme coûte que coûte et contre l’avis général, si ce n’est par pure idéologie libérale ? 

Où est l’urgence ? Le retour à l’équilibre du système des retraites est acté par le rapport annuel du Conseil d’orientation des retraites (COR) publié mi-septembre qui dément les prophéties de déficit du gouvernement. Selon ses auteurs, le régime est excédentaire de près de 900 M€ en 2021 et pour 2022, l’excédent pourrait atteindre 3,2 Mds€ grâce à la reprise de l’activité économique après la crise sanitaire de 2020.

Cette reprise ne devrait pas s’arrêter brutalement dans les prochaines années mais, sous la pression du gouvernement en manque d’argument pour faire passer une nouvelle réforme des retraites, le COR juge provisoire cette embellie. À croire le service rattaché à Matignon, le système pourrait de nouveau passer dans le rouge à partir de 2023 sur plus d’une décennie !

L’objectif est d'aggraver artificiellement le déficit du système de retraites

Pour arriver à ce scénario noir, le COR a changé sa méthode de projections et révisé à la baisse ses hypothèses de croissance de la productivité (entre 1% /an, contre +1,3% depuis plusieurs années) et un taux de chômage à 7%  : plus que les 5% prévus par le gouvernement !

« Le COR calcule pourtant que la part des pensions dans le PIB ne va pas augmenter de façon dramatique et rester relativement stable autour de 14% sur la période », souligne Victor Duchesne, conseiller confédéral CGT sur les questions de sécurité sociale. 

Noyer le poisson

Avec son Conseil national de la refondation (CNR) auquel la CGT a refusé de participer, Emmanuel Macron se fait l’apôtre de la concertation, mais il n’écoute pas les Français. Pas même certains députés de sa majorité, des membres du gouvernement, ou le président du CNR, François Bayrou, qui l’a mis en garde contre le risque d’accélérer sur la réforme des retraites.

Le chef de l’État veut aller vite. Si vite qu’il entend convaincre sa Première ministre d’inscrire la réforme dans le projet de loi de Finances de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2023 qui sera examiné à la fin de l’automne. Avec un possible relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans. 

Lors d’une réunion avec le ministre du Travail, Olivier Dussopt, le 19 septembre, les syndicats  ont affiché un front commun contre le projet. Même le patronat a opposé une fin de non-recevoir, sans doute conscient de la colère sociale qui gronde si la réforme venait à être présentée sans concertation, et à la vitesse d’un cheval au galop. 

En voulant glisser cette réforme ultra-sensible dans un paquet législatif global, l’exécutif cherche à noyer le poisson. 

Augmenter les salaires pour accroître les ressources des caisses de retraite

Pour la CGT, les solutions pour accroître les ressources des caisses de retraite et équilibrer le système sont très simples :

- il faut augmenter les salaires,

- développer l’emploi stable et qualifié,

- cesser de multiplier les exonérations de cotisations sociales. 

- Et dans la fonction publique, revaloriser le point d’indice et embaucher massivement dans les services publics, nécessaires pour répondre aux besoins des citoyens.

La CGT défend un droit à une retraite pour tous les salariés, dès l’âge de 60 ans, avec les moyens de vivre dignement.

Source : https://www.cgt.fr/actualites/france/retraite/mobilisation-legislation/le-gouvernement-veut-imposer-une-reforme-des-retraites-ideologique