Rénovation de l'hôpital de Saint-Agrève : "il faut passer la seconde"

Une rencontre mercredi matin au sein de l'hôpital de Moze à Saint-Agrève a permis de tracer la route qui s'amorce pour (enfin) concrétiser l'important projet de rénovation de la structure hospitalière de proximité du Plateau Vivarais-Lignon.

"Il est temps de passer la seconde", résume fort à propos Olivier Amrane conseiller régional délégué à la ruralité et l'innovation dans les territoires. Et c'est vrai que cette rénovation-agrandissement de l'hôpital de Moze joue l'Arlésienne depuis des lustres.

Les clés dans les mains de l'ARS

Le vote par la Région d'une subvention de 2,2 millions d'euros venant soulager l'investissement de 5,6 millions nécessaires au travaux du bâtiment sanitaire se voulait, à l'automne, un levier pour s'assurer d'autres concours. Au premier chef, celui de l'Agence régionale de santé, le grand manitou du dispositif.

Des échanges entendus ce matin entre l'élu régional mandaté par Laurent Wauquiez, la présidente du conseil d'administration Yasmina Ali, le trésorier Norbert Exbrayat et David Vercasson, adjoint de direction, on retiendra le timing suivant.

Un calendrier prévisionnel

A la fin du mois, le 24 mars, une rencontre cruciale est programmée avec l'ARS à Lyon. Le projet médical y sera examiné. Yasmina Ali se dit "confiante". Une confiance qui tient à l'efficace investissement du Docteur Amandine Chantre (enfant du cru, née à la maternité de Moze, revenue exercer au pays) qui a peaufiné ledit projet. A partir de là, l'ARS devra confirmer son engagement financier pour cette réalisation, dont il faut rappeler qu'elle concerne également l'Ehpad (pour 9 millions d'euros).

Un espace "cantou"

Le Département est également attendu pour abonder. C'est d'ailleurs pour satisfaire à une demande de ce dernier, que dans le nouveau Moze, un secteur "cantou" de 12 lits réservés aux personnes désorientées atteintes de pathologies de type Alzheimer trouverait sa place.

Après la présentation d'un avant-projet sommaire (APS) envisagée pour juillet, un dépôt de demande de permis de construire pourra suivre, un lancement des appels d'offres dans la foulée. Concrètement, le chantier pourrait démarrer à l'automne 2022.

130 personnes employées

Moze fonctionne sur la base de 8 lits de médecine, 17 lits de soins de suite et réadaptation, 80 lits en Ehpad. 130 personnes y travaillent, représentant 90 équivalents temps plein. L'établissement génère un chiffre d'affaires de 750 000 euros par mois. La situation financière est saine (en mettant de côté l'année 2020 où le Covid a tout bousculé mais qui a vu l'ARS et le Département apporter leurs concours pour permettre un maintien à flot, ici comme dans d'autres structures comparables).

55% de subventions à mobiliser

400 000 euros ont d'ores et déjà été puisés par l'établissement sur sa trésorerie (en frais d'études notamment) et de multiples engagements ont été pris, à l'égard de l'architecte par exemple. D'où l'insistance du trésorier Norbert Exbrayat pour inviter les financeurs à concrétiser leurs engagements.

En effet, 2021 est l'année où il faudra mobiliser les financements pour voir aboutir ce projet estimé globalement à 14,6 millions d'euros, en tablant sur 55% de subventions collectées tous azimuts et 45% de fonds propres via le recours à l'emprunt.

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