L'actu

Heure d'info syndicale sur les violences sexistes et sexuelles

Violences sexistes et sexuelles de quoi parle-t-on ? Que faire quand on victime ou témoin ? Quels droits gagner pour un environnement de travail sans violence ? A l'occasion du 25 novembre, journée mondiale de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, la CGT vous invite à une heure d'info syndicale.

L'avenant° 2020-01 du 12 mars 2020 relatif au toilettage de la Convention Collective Nationale du 31 octobre 1951 est agréé

L’avenant n° 2020-01 du 12 mars 2020, « de toilettage » de la convention collective nationale des établissements privés d'hospitalisation, de soins, de cure et de garde à but non lucratif du 31 octobre 1951, dite CCN 51, signé par la CFE-CGC, la CGT et FO a été agréé par un arrêté du 2 octobre 2020 et publié au journal officiel du 29 octobre 2020.

Cet avenant procède à de nombreuses simplifications et précisions rédactionnelles dans le but de rendre le texte plus lisible.

Il a pour objet d’adapter en conséquence les nombreuses dispositions conventionnelles à ces évolutions législatives et réglementaires intervenues ces dernières années en droit du travail, dont la loi « Travail » du 8 août 2016, les ordonnances « Macron » de septembre 2017 et la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » du 5 septembre 2018.

En outre, à la marge, certains articles ont été amendés allant au-delà d’un simple toilettage mais l’architecture générale de la convention reste inchangée.

A021020Arrêté du 02 octobre 2020.pdf (142.71 Ko)

Ccn 51 avenant 2020 01 toilettage 002ccn-51-avenant-2020-01-toilettage-002.pdf (423.13 Ko)

Ccn 51 novembre 2020ccn-51-novembre-2020.pdf (12.58 Mo)

Liberté de la Presse : Darmanin veut museler les journalistes sous couvert de les protéger

Le nouveau « schéma national du maintien de l'ordre » présenté le 17 septembre voudrait mieux protéger les manifestants mais réduit la liberté de la presse. Réaction de Ludovic Finez, membre du bureau national du SNJ-CGT.
Les violences qui ont émaillées les manifestations de gilets jaunes ont laissé des traces. La dénonciation par plusieurs journalistes de celles commises par les forces de l'ordre aussi. C'est dans ce contexte qu'était présenté le nouveau « schéma national du maintien de l'ordre », le 17 septembre. Encadrement renforcé des tirs de LBD, grenades moins dangereuses ou nouvelles tactiques contre les « casseurs »… Les dispositions avancées dans ce texte destiné à l'usage des policiers et gendarmes sont censées « adapter » la gestion des manifestations en France et sont présentées comme une « étape cruciale dans la pratique du maintien de l’ordre en France ».
Cette nouvelle doctrine se veut « plus ferme avec les auteurs de violences », mais aussi « plus protectrice pour les manifestants » avec, notamment, des mesures pour « diminuer le nombre de blessés au cours de manifestations ». Vu comme ça, il n'y aurait que des bonnes nouvelles qui mettraient tout le monde d'accord. Le problème, c'est que cette intention affichée d'une « meilleure prise en compte de la présence des journalistes au sein des opérations de maintien de l'ordre », intervient dans un contexte déjà très dégradé pour la profession dont certains professionnels ont été entravés lors de leur couverture des manifestations. Pis, certaines dispositions portent clairement atteinte à la liberté d'informer.

AFPBFMFrance InfoLe MondeLes ÉchosMediapartArte,… une quarantaine de sociétés de journalistes dénoncent dans une tribune, publiée le 22 septembre dans Libération, « un feu vert accordé par le ministre de l'Intérieur aux forces de l'ordre pour empêcher les journalistes de rendre compte pleinement des manifestations » et appellent le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, à corriger ce « nouveau cadre d'exercice du maintien de l'ordre » pour le mettre en conformité avec les principes français et européens de la liberté d'informer.

Entretien avec Ludovic Finez, journaliste et membre du bureau national du SNJ-CGT

Quelle a été votre première réaction à la lecture de ce texte ?

La mesure qui nous choque le plus celle où il est question des sommations qui sont faites pour disperser des manifestants lors d'attroupements. Il est écrit : « Il importe à cet égard de rappeler que le délit de se maintenir dans un attroupement après sommation, ne comporte aucune exception y compris au profit des journalistes ou des membres d'associations ».

Cela veut dire qu'on ne reconnaît plus le rôle de témoin du journaliste. On ne lui reconnaît plus le droit de rapporter des faits qui peuvent se dérouler sous ses yeux, ni de rapporter éventuellement des violences qui peuvent venir d'un côté comme de l'autre. Ça équivaut à considérer que faire son travail de journaliste dans ces circonstances peut être une infraction. C'est empêcher les journalistes de faire leur métier.

Le texte dit aussi : « il est nécessaire d'assurer une prise en compte optimale des journalistes et de protéger ainsi le droit d'informer ».
Oui, mais c'est en complète contradiction avec d'autres affirmations du même texte, ce qui du coup nous la rendent totalement gratuite.

La volonté affichée de protéger les journalistes vous semble un alibi ?

Il y a évidemment des mesures avec lesquelles personne ne peut être contre. « La nécessité de préserver l'intégrité des journalistes sur leur terrain est réaffirmé » dit par exemple le texte. Et de nous expliquer qu'on a le droit de porter des équipements de protection dès lors qu'on est clairement identifié comme un journaliste. Ce n'est pas inintéressant parce que sur le terrain, ce n'est pas toujours appliqué. On a vu plusieurs fois des équipements de protection être confisqués à des collègues au motif qu'ils sont considérés comme des armes.

Le port du masque à gaz par exemple est illégal. Or, certains journalistes en sont munis parce qu'on sait dans quelles conditions ils peuvent être amenés à photographier ou filmer…. Du coup, protéger les journalistes physiquement, c'est très bien mais s'ils ne peuvent plus rendre compte de ce dont ils sont témoins au cœur d'un attroupement, ça revient à les museler. Alors oui, on rejette l'alibi ou contradiction majeure de ce schéma.

L'identification des journalistes par la carte de presse est-elle une bonne idée ?

Non. On nous parle d'identifier les journalistes selon leur carte de presse mais de quelle carte de presse parle-t-on ? On sait très bien que tous les journalistes ne remplissent pas les critères nécessaires à l'obtention de la carte de presse alors qu'ils font ce métier sans elle…

Et s'accréditer auprès des autorités au préalable ?

Qu'est-ce que cela veut dire ? Faudra-t-il être accrédité pour suivre une manifestation ? Va-t-il falloir être accrédité de façon générale pour suivre les manifestations ? Nous rejetons cette disposition car nous considérons que nous n'avons pas à être accrédités auprès d'une quelconque autorité pour être autorisés à rendre compte de ce qui se passe dans une manifestation et faire son travail.

Le texte évoque aussi la diffusion de prises de vues tournées par des équipes des forces de l'ordre…

Les mots et les objectifs devront être précisés mais oui, il est question de favoriser la diffusion d'images prises par les forces de l'ordre. Est-ce que ça veut dire que les forces de l'ordre sont maintenant susceptibles de fournir aux médias des photos et des vidéos qu'elles tourneront pendant les manifestations ? Le métier de journaliste est un travail bien spécifique…

Sont également envisagés des exercices conjoints pour mieux se connaître entre journalistes et forces de l'ordre. On parle de journalistes « embeded » comme pendant la guerre en Irak, c'est-à-dire embarqués du côté des forces de l'ordre pendant qu'elles font leur travail dans les manifestations.

Évidemment, on s'interroge sur le contrôle qu'il y aura derrière sur le travail des journalistes et l'orientation qui lui sera donné. Quand on est journaliste on sait très bien ce qu'est un point de vue et que selon le point de vue que l'on a sur un évènement, le récit peut changer complètement. On a vraiment le sentiment d'une tentative de contrôle et d'encadrement du travail de journaliste.

Quel bilan faites-vous de ce texte ?

Ce schéma tombe sans aucune concertation avec les syndicats de journalistes, malgré leurs nombreux communiqués sur les violences policières, l'interpellation directe du ministère de l'Intérieur, la saisine du Conseil de l'Europe… Or, on sait bien que des journalistes ont révélé des abus, des violences, parfois graves, et notamment de la part des forces de l'ordre vis-à-vis de manifestants et également de journalistes. On a le sentiment qu'ils préféreraient éviter que ce genre d'évènement soit connus du public.

Source : https://nvo.fr/manifestations-darmanin-veut-museler-les-journalistes-sous-couvert-de-les-proteger/

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Des milliers de manifestants ont protesté mardi 17 novembre dans plusieurs villes et à Paris contre les violences policières et le texte sur la « sécurité globale » qui prévoit notamment de réprimer pénalement l’usage « malveillant » d’images des forces de l’ordre.

A Paris plusieurs centaines de personnes s’étaient rassemblées en milieu d’après-midi à l’appel notamment de syndicats de journalistes (dont le SNJ-CGT) et associations de défense des droits de l’homme pour protester contre la proposition de loi « sécurité globale » qui empêcherait  les journalistes et citoyens de filmer les forces de l’ordre durant les manifestations.

Le rassemblement vise l’article 24 de cette proposition de loi portée par LREM et son allié Agir, dont l’examen démarrait mardi.

Cet article controversé prévoit de pénaliser d’un an de prison et 45.000 euros d’amende la diffusion de « l’image du visage ou tout autre élément d’identification » d’un policier ou d’un gendarme en intervention, lorsque celle-ci a pour but de porter « atteinte à son intégrité physique ou psychique » .

Les syndicats de journalistes qui appelaient à ce rassemblement au côté de la Ligue des droits de l’homme, d’Amnesty International et d’autres organisations comme Reporters sans frontières, estiment qu’elle revient de fait à interdire aux journalistes et aux citoyens de filmer les policiers en action et empêcherait, par exemple, de documenter les violences policières.

À Rennes, 300 à 400 personnes se sont rassemblées dans la matinée. À Lyon, 700 personnes ont participé vers 18H00 à un rassemblement devant la préfecture tandis qu’était publiée une étude sur le devenir des plaintes visant les forces de l’ordre, intitulée « La fabrique de l’oubli ». Réalisée par le « Comité de liaison contre les violences policières » regroupant collectifs de victimes, syndicats et partis politiques, elle souligne l’importance des vidéos dans les enquêtes. À Toulouse, 1.300 manifestants selon la préfecture, dont de nombreux Gilets jaunes venus pour les deux ans du mouvement, se sont rassemblés dans le centre.

À Bordeaux, 700 à 800 personnes, dont des Gilets jaunes, se sont rassemblées en soirée près du palais de justice.

À Marseille, la manifestation a réuni plusieurs centaines de personnes qui ont applaudi la diffusion d’images du documentaire de David Dufresne « Un pays qui se tient sage », dénonçant les violences policières.

À Grenoble, 400 personnes rassemblées contre les violences policières ont été rejointes par une retraite aux flambeaux d’une centaine de Gilets jaunes.

Source : https://nvo.fr/video-manifestations-a-paris-et-en-regions-contre-la-loi-securite-globale/

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