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Hôpital public : l’été meurtrier ?

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Faute de personnel, de nombreux services d’urgences sont contraints de réduire leur activité

L’absence de réponses aux multiples dysfonctionnements qui gangrènent le système de santé fait craindre une catastrophe majeure cet été. Entretien avec Laurent Laporte, secrétaire général de l’Ufmict-Cgt (*).

Options : Urgences en détresse, services fermés, désaffection des soignants,  l’hôpital menace de s’effondrer ?

Laurent Laporte : « Le monde d’après » ressemble furieusement au monde d’avant, en pire! Les responsables de la catastrophe en cours martèlent que l’hôpital a tenu pendant la pandémie, se dédouanant d’avoir orchestré son affaiblissement, comme si cette destruction planifiée de nos moyens n’avait pas impacté la capacité de notre système à répondre à la crise sanitaire et aux futurs besoins de santé publique. Ce n’est pas l’hôpital qui a tenu, mais les soignants, au péril de leur vie parfois, et indéniablement de leur santé. Ils ont géré la pénurie malgré les contraintes, les protocoles contradictoires et les mensonges destructeurs.

Pour rappel, au début, il y avait des masques mais pas indispensables selon le ministère, ce qui tombait bien vu qu’il n’y en avait pas. Les soignants ont dû se bricoler du matériel de protection, travaillant même avec des sacs poubelles comme surblouses, dans des conditions dégradées et dégradantes pour eux comme pour les malades.

Pendant longtemps, fautes de remplaçants, ceux qui attrapaient le covid ont été autorisés à travailler, jusqu’au moment où les héros sont devenus des zéros : ceux qui mettaient en doute la capacité des vaccins à empêcher de contracter et de transmettre le virus ont été suspendus. Ils seraient entre 5000 et 15000, dont rien ne dit qu’ils réintègreront leur poste s’ils y sont autorisés, tant le ras le bol et le dégoût ont pris le dessus : pour tous les collègues, entendre qu’ils seraient irresponsables voire propagateurs du virus a été insupportable.

Les démissions, dont les chiffres échappent même au ministère, sont massives. Les soignants et les paramédicaux optent pour un exercice alternatif de leur métier, dans le privé, en libéral, dans l’éducation nationale, les services sociaux – ou se reconvertissent : du moment qu’ils trouvent un salaire, des conditions de travail ou des horaires plus décents !

L’hôpital se vide de ses compétences, donc on supprime encore plus de lits, jusqu’aux services d’urgences. Un sur cinq (120) est en situation critique et envisage de fermer à certains horaires ou de trier – et exclure – une partie des personnes qui s’y rendent. Nos collègues vivent très mal d’être complices de ce tri indécent, et au moment où tous doivent prendre des congés pour tenir le coup, les canicules qui commencent déjà ajoutant à l’inquiétude.

Les mesures prises dans le cadre du Ségur, pas plus que celles récemment annoncées, ne suffisent à améliorer la situation?

Nous l’avons suffisamment dénoncé, la prime de 183 euros n’a pas été attribuée à tout le monde et n’a pas plus revalorisé nos métiers à la hauteur des compétences investies et du travail fourni, tous niveaux de qualification confondus! Le déclassement touche toutes nos professions. Au-delà du manque de reconnaissance, les conditions de travail et le poids des responsabilités à assumer nous font douter que la promesse d’Emmanuel Macron – embaucher au plus vite 50000 soignants – soit réalisable.

Même pour ceux qui sont toujours en poste, le dévouement n’efface pas la peur au ventre, quand on sait qu’on ne pourra pas travailler correctement, qu’il faudra peut-être accomplir en catastrophe des gestes pour lesquels on n’est pas habilité ou formé, et que cela peut avoir des conséquences graves. La tension monte dans les équipes, et aussi parfois dans le relationnel avec les usagers, notamment aux urgences.

Les patients sont pourtant la plupart du temps … patients, et c’est scandaleux de culpabiliser les gens parce qu’ils engorgeraient les urgences, alors qu’ils n’ont nulle part où aller quand ils ont besoin d’une prise en charge immédiate. Ils y vont le plus souvent pour de bonnes raisons, il faut se donner les moyens de les accueillir. Qui peut prétendre qu’une douleur abdominale n’est qu’un simple bobo, quand elle peut être le symptôme d’une pathologie grave?

Les urgences qui ferment sont le signal ultime d’un système au bout de sa logique ?

Si les urgences craquent, c’est parce qu’il n’y a pas assez de médecins « de ville » assurant des gardes, réalité encore plus préoccupante dans les petites villes ou les territoires ruraux, où moins ils sont nombreux, plus leur travail est éreintant et peu attractif. C’est en partie le résultat d’un lobbying constant de la part de certaines de leurs instances représentatives, qui ont imposé un numérus clausus, pour assurer à chacun d’entre eux une patientèle rentable au regard de leurs années de formation.

Une formation pourtant en grande partie financée par la collectivité, et un numérus clausus qui a écarté des jeunes très motivés qui auraient pu faire de très bons médecins… Il faudra des années pour remédier à cette pénurie de praticiens, et pendant ce temps, l’hôpital fonctionne grâce au recours à des médecins à diplôme étranger hors union européenne (les Padhue), sous statut de « stagiaires » payés trois fois moins, et pourtant menacés de perdre leur droit d’exercer d’ici cet été !

Dans toutes les professions de l’hôpital, c’est la même chose, on ne reconnaît pas les compétences mais on les exploite, en exigeant même des soignants d’en faire plus, en « décloisonnant les métiers » pour pallier les manques de personnel et de compétences. Ainsi, des infirmières ou des aides-soignantes accomplissent des actes médicaux pour lesquels elles ne sont pas habilitées ou formées.

Dans les Ehpad, le recours à n’importe quel salarié présent, fusse-t-il chargé du ménage ou de toutes autre tâche, sans respect des protocoles d’hygiène ou connaissance minimale de ce que peut être le soin, s’est soldé par une hécatombe pendant la pandémie. Pour l’heure, la solution est d’instaurer une obligation de garde aux urgences pour tous les médecins, et de revenir sur la suppression des gardes obligatoires pour les médecins de ville, actée en 2002, juste avant la canicule catastrophique de l’été 2003.

Comment rendre les métiers de la santé attractifs et faire revenir des soignants à l’hôpital ?

Pas besoin d’une nouvelle «mission flash» ! Pour reconstituer un vivier de soignants et de paramédicaux, il faut revaloriser ces métiers et mieux former les jeunes. On constate par exemple depuis quatre ans que les demandes de formation en Ifsi (Instituts de formation en soins infirmiers) sont en tête sur Parcoursup, mais c’est une illusion statistique car rarement le premier choix des lycéens.

Les Ifsi n’arrivent pas à remplir leurs classes, et une récente étude de la Fnesi (Fédération nationale des étudiants en sciences infirmières) témoigne même que 60% des étudiants ont songé à abandonner leur formation et que 13% l’ont fait. Les étudiants demandent que leurs stages (la moitié du cursus) soient réellement encadrés, alors qu’ils sont souvent accueillis sans ménagement et confrontés à la réalité brutale de services dysfonctionnels et en manque de personnel. Emmanuel Macron vient d’annoncer que les étudiants de troisième année pourront travailler dès cet été, avant même d’être diplômés, ce qui se fait déjà mais n’augure pas d’améliorations en la matière!

On constate aussi que même en proposant des contrats très attractifs à des infirmiers intérimaires, comme l’a fait l’ARS d’Ile-de-France, les candidats se font rares (63, dans ce cas)! Si les pouvoirs publics ne se décident pas à régler à la fois les questions de salaires et de conditions de travail, donc des moyens pour l’hôpital, ils laissent le champ libre au privé, et compromettent la possibilité pour tous les citoyens d’accéder à des soins. Les personnes qui ont été gravement touchées par le covid ou qui ont perdu des êtres chers apprécieront.

Les mobilisations pour rappeler les besoins de l’hôpital et ceux des soignants vous semblent-elle à la hauteur ?

Aujourd’hui, les soignants sont soit à la rue, soit dans la rue! Les personnels qui comptent rester à l’hôpital continuent de se battre pour que leur travail ait un sens et soit reconnu. Rappelons par exemple que le travail de nuit d’une infirmière est toujours payé 1 euro de plus par heure seulement, et que la pénibilité n’est plus reconnue comme motif de départ à la retraite anticipé pour les soignants. Nos dirigeants n’écoutent pas les organisations représentatives des personnels, semblent satisfaits de voir que le mécontentement ne s’exprime plus de manière aussi collective. Mais cette illusoire « paix sociale » cache la désaffection de ceux qui quittent le navire pour sauver leur peau, et annonce de sombres perspectives.

Propos recueillis par Valérie Géraud

(*) Union fédérale des médecins, ingénieurs, cadres et techniciens de la Cgt santé.

Source : https://cgtchumontpellier.reference-syndicale.fr/2022/06/28/hopital-public-lete-meurtrier/

La sécurité alimentaire nécessite des services de contrôle publics efficaces

Depuis le début de l'année 2022, deux scandales sanitaires ont eu lieu dans des grands groupes agro-alimentaires. Ces problèmes trouvent leur origine dans la volonté de baisser les coûts de production. Des contrôles indépendants des entreprises permettraient d'agir en amont.

Danger ecoli

Le 18 mars dernier, le groupe Nestlé annonce retirer de la vente les pizzas surgelées Fraîch'Up, de la marque Buitoni.

En cause : la bactérie Escherichia coli, présente dans la pâte d'une pizza. Deux enfants sont morts sur les 79 personnes dont la contamination a pu être établie. Plusieurs garderont certainement de lourdes séquelles.

Peu avant Pâques, c'est le groupe Ferrero qui procède au rappel de plus de 3 000 tonnes de produits Kinder issus de l'usine d'Arlon en Belgique.

Au moins 150 cas d'intoxication aux salmonelles liés à ces produits sont détectés dans neuf pays européens, dont 81 en France, essentiellement chez des enfants de moins de 10 ans.

Des salmonelles avaient été détectées dans l'usine dès le mois de décembre 2021.

Dans les grands groupes du secteur, les politiques d'économie aboutissent à la réduction du nombre de salariés spécialistes de l'hygiène mais aussi de ceux réalisant les contrôles en laboratoire.

Lorsque ce sont des cabinets privés qui viennent faire ces contrôles, ils sont payés par les entreprises, ce qui pose la question de leur indépendance.

Du côté des services publics, les organismes chargés de ces contrôles perdent chaque année des effectifs.

En 2019, la Cour des comptes dénonçait leur manque de moyens. Au sein du ministère de l'Agriculture, la DGAL (Direction Générale de l'Alimentation), qui a la charge de veiller à la sécurité et à la qualité des aliments à tous les niveaux de la chaîne alimentaire, a baissé le nombre de ses contrôles alimentaires de 33 % entre 2012 et 2019. De 2007 à 2020, les services de la répression des fraudes sont passés de 3 600 à 2 600 agents.

La France n'est pas un cas isolé : le Bureau européen des unions de consommateurs alerte sur une baisse des contrôles de l'alimentation dans douze pays européens.

Pour la CGT, les autorités sanitaires doivent voir leur rôle renforcé afin de pouvoir effectuer des contrôles publics systématiques.

Au sein des entreprises, les personnels des métiers de la maintenance et du nettoyage doivent être employés en CDI et formés aux spécificités du travail avec des matières vivantes.

Les personnels des laboratoires doivent être plus nombreux, qu'ils travaillent en recherche et développement ou contrôlent la qualité des produits.

Les comptes de l'Unédic excédentaires, les radiations de chômeurs en forte hausse

L'Unédic, l'organisme chargé de la gestion de l'assurance chômage, a présenté ses prévisions financières. Il annonce un excédent de 10 milliards d'euros sur trois ans, entre 2022 et 2024.

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Depuis que cette réforme s'applique, il faut avoir travaillé six mois (au lieu de quatre auparavant) pour pouvoir prétendre à une indemnisation.

Pour le premier trimestre 2022, ce sont 79 000 créations d'emplois qui ont été enregistrées.

« Sur ces trois années, les deux tiers des excédents résultent de la mise en œuvre de la réforme de l'assurance chômage », explique l'Unédic dans un communiqué.

Nombre de personnes ayant travaillé quatre ou cinq mois ne s'inscrivent plus à Pôle Emploi car elles savent qu'elles ne pourront pas être indemnisées.

Par ailleurs, le montant de l'allocation chômage prend désormais en compte les périodes d'inactivité, plus seulement les jours travaillés comme c'était le cas auparavant. Plus les travailleurs ont des contrats courts, plus ils risquent de voir le montant de leur allocation baisser.

Au sein des agences Pôle Emploi, des consignes sont données d'augmenter le nombre d'interpellations de chômeurs dont on considère qu'ils n'auraient pas respecté leurs obligations de recherche.

Sur un an, les radiations administratives sont en hausse de 40,8 %.

Dans ces conditions, « comment, se féliciter de l'amélioration des comptes de l'Unédic ? interroge Denis Gravouil, responsable confédéral.

S'il y a moins de chômeurs parce qu'ils ont retrouvé du travail, c'est une bonne nouvelle. S'il y a moins de chômeurs parce qu'ils ne sont plus indemnisés, sans pour autant avoir retrouvé du travail... Ce n'est pas une bonne nouvelle. »

En 2021, l'Unédic avait estimé qu'1,15 million de personnes verraient leur indemnisation baisser du fait de la réforme, combattue par tous les syndicats.

« Le gouvernement avait exigé 3,9 milliards d'économie sur trois ans. En réalité, c'est deux fois plus. C'est encore plus violent que prévu, analyse Denis Gravouil. La réforme consacre une baisse d'allocations ciblées sur les chômeurs les plus précaires, qui sont plus nombreux du fait des effets de cette même réforme. La crise a accentué le fait que certains aient moins de contrats, plus espacés. Et ça se traduit dans les comptes. »

Lors du prochain conseil d'administration de l'Unédic, il sera notamment question de la revalorisation de l'indemnisation.

Avec une inflation à 5,5 % qui s'ajoute aux effets de la crise, la CGT prône une augmentation minimale de 8 %.

Pour la CGT, l'assurance chômage doit couvrir tous les privés d'emploi. Un service public de l'emploi basé sur la justice sociale doit être mis en œuvre.

Ce dimanche, portons le social et l’écologie au Parlement, par Sophie Binet, secrétaire générale de l’Ugict-Cgt

Ce dimanche ont lieu les élections législatives. Malgré la stratégie du Président de la République pour empêcher le débat, elles s’annoncent plus serrées que prévu. La colère et la lucidité grandissent. La paupérisation de nos services publics et la crise des recrutements démontrent le résultat des politiques low cost, de négation de la qualification et de déclassement salarial : la 7e puissance mondiale n’a plus assez d’enseignant·e·s, de chercheur·e·s, de médecins, d’infirmières, d’ingénieur·e·s….

Sophie binet ugict 400x601Notre bulletin de vote est un outil pour changer la donne. Le rassemblement des forces de gauche, dans le respect de leur diversité et sans hégémonie, donne de l’espoir et ouvre enfin des perspectives. Nous pouvons gagner l’élection de député·e·s qui portent la retraite à 60 ans, l’augmentation des salaires, la réduction du temps de travail et la fin des inégalités entre les femmes et les hommes. Nous pouvons faire élire des parlementaires qui répondent enfin au défi environnemental avec le développement de circuits courts, la relocalisation de l’industrie, et la création d’un pôle public de l’énergie par exemple.

Signe du rapport de force : le pouvoir marche sur des œufs avec la réforme des retraites et temporise sur le calendrier. Mais ne nous y trompons pas : s’il obtient une majorité, Emmanuel Macron mettra son projet en route sans attendre.

La CGT est indépendante des partis politiques et des employeurs mais pas neutre. Elle intervient partout pour porter les revendications des salarié·e·s. C’est à ce titre que nous appelons à voter dimanche pour les candidat·e·s qui portent le plus les revendications du monde du travail. Rien n’est encore joué pour les cinq années à venir. Tout dépend de notre vote et de notre mobilisation au travail et dans la cité.

Nous savons que le rapport de force social est d’autant plus puissant quand il a un débouché politique. Mais les trop rares périodes où la gauche a été au pouvoir nous enseignent aussi combien une intervention permanente du mouvement social est indispensable pour éviter les violentes désillusions. Quels que soient les résultats des élections, le combat syndical continuera. L’élection de députés de gauche constitue un point d’appui évident. Ne nous en privons pas. Ce dimanche, ne passons pas notre tour !

Source : https://journaloptions.fr/2022/06/10/ledito-de-sophie-binet-secretaire-generale-de-lugict-cgt-ce-dimanche-portons-le-social-et-lecologie-au-parlement/

Hausse des prix de l’électricité : stop à l’économie de marché

Le coût de l’énergie est au centre des préoccupations du gouvernement, mais aussi et surtout des usagers.

Magnascan de pixabay

Le gouvernement s’apprêterait à annoncer une hausse de 4,5 %

Dans un contexte inflationniste (+4,8 % entre avril 2021 et avril 2022), l’énergie a augmenté de :

84 % pour les combustibles liquides,

43 % pour le gazole,

41,3 % pour le gaz naturel

Afin que la hausse des prix de l’électricité en 2022 n’affecte pas les usagers, le gouvernement a mis en place un bouclier tarifaire, tout en prévoyant un rattrapage en 2023 : le gouvernement s’apprêterait à annoncer une hausse de 4,5 %.

« Pour la CGT, ces augmentations ne sont pas conjoncturelles, liées à la guerre en Ukraine, mais structurelles » analyse Karine Granger, Conseillère énergie.

Jusqu’en 2010 et la libéralisation des marchés de l’énergie, le prix de l’électricité pour l’usager était calculé en fonction des coûts comptable d’EDF.

Les nouveaux entrants sur le marché n’ayant pas d’outils de production, la Commission de régulation de l'énergie (CRE), a dû réfléchir à de nouvelles strates de tarification.

En janvier, la CRE estimait l’augmentation de l’électricité à 43 %.

Elle a proposé un tarif à empilement tenant compte des différents postes : achat, transport, coûts commerciaux. Depuis, le tarif réglementé s’élève régulièrement, et a récemment explosé. En janvier dernier, la CRE estimait l’augmentation de l’électricité à 43 %.

« L’usager ne paie plus un coût technique de production et de transport mais un coût de marché » déplore Karine Granger. 

L’ouverture à la concurrence a affaibli les grandes entreprises productrices : un quart de la production nucléaire d’EDF est réservée, à prix coûtant, aux fournisseurs alternatifs d’énergie. 

Les salariés d’EDF travaillent donc en partie pour la concurrence, une concurrence qui ne crée pas ou peu d’emplois, qui refuse le risque industriel et qui profite d’un marché, sur le dos des usagers. 

Cette année, pour contenir la hausse des prix, la CRE a demandé au gouvernement de passer la part d’électricité nucléaire qu’EDF devra céder à ses concurrents à 130 TWh, après l’avoir augmenté, début 2022, de 100 TWh à 120 TWh. Une mesure qui aura des conséquences financières néfastes pour l’entreprise.

« Le bilan de l’ouverture du marché est désastreux ; le service public doit échapper à la logique du marché » martèle Karine Granger.

Le Programme Progressiste de l’Energie

Face à cette situation, la CGT a conçu Le Programme Progressiste de l’Energie (PPE) qui prend en compte les enjeux sociétaux d’aujourd’hui, et notamment la nécessité́ d’une transition énergétique pour tous, réduisant les inégalités.

Les taxes sur l’énergie doivent être supprimées, et la répercussion des coûts de production sur les usagers diminuée.

Pour faire face à l’urgence climatique, les objectifs environnementaux doivent être intégrés à tous les projets, notamment industriels.

C’est pourquoi la CGT réclame un vrai service public de l’énergie, qui passe par la nationalisation de l’ensemble du secteur de l’énergie : celui-ci doit sortir de l’économie de marché. Le gaz et l’électricité ne sont pas des marchandises : mais des biens d’intérêt généraux.

Source : https://www.cgt.fr/actualites/france/energie/pouvoir-dachat/hausse-des-prix-de-lelectricite-stop-leconomie-de-marche?fbclid=IwAR1qTZKIVKhJDwK4ZHjC-f0siP2McvQK4JN3CoACg03XeZemqmiKsvMzhkg 

 

Saint-Agrève : le projet de l'hôpital de Moze sur la bonne voie ?

Le cabinet d'architectes continue de travailler sur le projet de rénovation et d'agrandissement de l'hôpital de Moze à Saint-Agrève, qui accueille 20 000 patients par an, dont 30 % de Haute-Loire. Sur les 17 millions d'euros, la moitié est pris en charge par des subventions publiques. On parle de 2023 pour le début des travaux.

Le permis de construire devrait être déposé avant le 30 juin. Une nécessité pour les porteurs de projet afin d'éviter de devoir ensuite se conformer à la RT2020. Alors que l'enquête publique a été bouclée le 24 mai, le conseil municipal de Saint-Agrève doit valider dans les prochaines semaines la révision simplifiée du Plan Local d'urbanisme.

Le cabinet d'architectes Denis Dessus a livré des visuels de cette restructuration des bâtiments actuels et de l'agrandissement. "C'est un hôpital complexe, pas facile à utiliser pour le personnel", reconnaît l'architecte à qui on a demandé de faire "un hôpital moderne, compact, efficace, rationnel". Le chantier devra prendre en considération l'activité et permettre la poursuite des soins de façon quasi normale.

Deux phases : construction et réhabilitation

Le chantier se composera ainsi de deux phases importantes : la construction en premier, la réhabilitation ensuite.

Eliane Wauquiez-Motte, la nouvelle présidente de l'association qui gère cet hôpital privé, souhaite réduire la durée du chantier fixée à 3 ans. Elle voudrait aussi avancer le début des travaux, pour les passer de novembre à mars 2023. "Raccourcir la durée doit aussi nous permettre de maîtriser les coûts."

Un projet à 17 millions d'euros

L'investissement est chiffré à 17 millions d'euros : 10 millions pour l'hôpital et 7 millions pour l'Ehpad. Le Département de l'Ardèche, par la voix de son président Olivier Amrane, a annoncé mardi que sa collectivité allait passer d'une aide de 900 000 € à 2,3 millions d'euros. Ce qui devrait déboucher sur une aide équivalente de l'Agence Régionale de Santé (ARS).

La Région en fera de même. "Il faut sortir cet hôpital de cette situation inacceptable. On ne peut pas ne pas être choqué quand on voit dans quelles conditions sont accueillis les résidents et comment travaille le personnel qui tient l'établissement à bout de bras. Ils n'ont jamais lâché."

Le regard de Laurent Wauquiez en vidéo

Source : https://www.lacommere43.fr/dans-le-07/item/47827-saint-agreve-le-projet-de-l-hopital-de-moze-sur-la-bonne-voie.html

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La Région et le Département investissent pour l’hôpital de Moze en Ardèche

Le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, et celui du Département de l’Ardèche, Olivier Amrane, annoncent leur soutien au projet d’extension et de rénovation de l’hôpital, à hauteur de 2,3 millions d’euros chacun, avec l’espoir de voir démarrer les travaux dès 2023.

Établissement de proximité assurant un accueil des malades et blessés 24h/24h, comprenant un EHPAD et proposant des consultations de nombreux spécialistes, l’hôpital de Moze apporte une offre de soins essentielle pour le territoire du Vivarais-Lignon entre l’Ardèche et la Haute-Loire. Cependant, il n’a pas fait l’objet de travaux depuis plus de 40 ans et l’état des locaux pénalise son attractivité.

« Jamais nous n’aurions accepté en plein cœur de Paris ou de Lyon de laisser un hôpital dans un tel état. Nous nous sommes battus depuis le début, avec le personnel soignant de l’établissement à qui je tiens à rendre hommage, pour maintenir et sauver l’activité de cet hôpital qui est essentielle pour le territoire. Dans notre pays, on a le droit à la même attention qu’on soit en zone rurale ou dans une grande métropole. C’est fondamental, c’est notre conception de la France. C’est un beau symbole que nous soyons aujourd’hui unis, main de la main, avec le Département et Olivier pour défendre l’accès à la santé en Ardèche et en Haute-Loire » a déclaré Laurent Wauquiez, Président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, lors de sa visite sur place le 31 mai.

Pour répondre à cette situation, un projet d’augmentation des superficies et de rénovation de l’existant est en cours. Il comprend un premier volet avec la création d’une extension du bâtiment afin d’accueillir les activités sanitaires et les services logistiques avec pour objectif le passage à 30 lits sanitaires (contre 25 aujourd’hui) et la construction de locaux communs de meilleure qualité (cuisine, buanderie, pharmacie, local du personnel). Le cabinet de radiologie privé hébergé au sein de l’hôpital et le centre de consultations non programmées seront eux-aussi relocalisés dans l’extension du bâtiment.

Le deuxième volet concerne la rénovation complète de l’EHPAD avec la transformation de toutes les chambres actuellement doubles en chambres simples et la création d’une unité spécialisée pour accueillir les résidents touchés par la maladie d’Alzheimer.
Prévue initialement à 2,2 millions d’euros, l’aide de la Région se portera à 2,3 millions soit l’équivalent de celle apportée par le Département.

« Depuis des années, on laisse les services publics et les établissements médicaux se fermer dans trop de territoires. Je ne veux pas d’une santé à 2 vitesses qui opposerait la ruralité aux métropoles. C’est pourquoi avec la Région et son Président Laurent Wauquiez, nous nous engageons à soutenir la réhabilitation de l’hôpital de Moze, véritable hôpital de proximité. Il serait totalement aberrant de renvoyer les habitants vers des services de soins au Puy-en-Velay ou à Valence. Nous faisons donc le choix de nous battre pour que les habitants du plateau puissent avoir accès à des services médicaux de qualité à Saint-Agrève. Dans cet établissement, nous pouvons compter sur un personnel médical dévoué et impliqué. Les soignants œuvrent dans des conditions parfois très difficiles et ils méritent que nous soyons à leurs côtés. Avec la majorité départementale, nous avons décidé d’apporter un accompagnement financier de 2,3 millions d’euros pour ce projet » a expliqué à son tour, Olivier Amrane.

Source : https://www.auvergnerhonealpes.fr/actualite/1152/23-la-region-et-le-departement-investissent-pour-l-hopital-de-moze-en-ardeche.htm

La sécurité sociale : une conquête ouvrière

Pierre Caillaud Croizat, petit fils d'Ambroise Croizat, Ministre du travail et de la Sécurité sociale en 1945, revient sur le rôle visionnaire de son grand père qui soutiendra avec beaucoup d’énergie la mise en œuvre de la sécurité sociale en mobilisant notamment le corps militant de la CGT.

 

"La sociale", histoire d'une conquête malmenée !

La Sociale" est un (superbe) documentaire qu'il (nous) faut faire connaitre car 70 ans plus tard, il est temps de raconter cette belle histoire de « la sécu ".

D’où elle vient, comment elle a pu devenir possible, quels sont ses principes de base, qui en sont ses bâtisseurs et qu’est-elle devenue au fil des décennies ?

Au final, se dressent en parallèle le portrait d’un homme (Ambroise Croizat), l’histoire d’une longue lutte vers la dignité et le portrait d’une institution incarnée par ses acteurs du quotidien.

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