Les actualités

La plainte d'Olivier Amrane classée sans suite !

La plainte d'Olivier Amrane classée sans suite. Résultat de la procédure engagée :

- Après une seule audition, la plainte est classée sans suite !

- Aucune enquête, aucun complément d'investigation.

Le classement immédiat de l’affaire au motif que l’infraction est insuffisamment caractérisée.

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Source : Le Dauphiné libéré.

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10 raisons de se syndiquer à la CGT

10 bonnes raisons de franchir le pas de l'adhésion ! Tu hésites à te syndiquer ? Tu te poses des questions sur l'utilité de te syndiquer ? Voici les réponses que nous vous apportons ! Ensemble faisons bouger les choses ! Votez CGT !

Santé : 22 septembre en lutte dans la santé, le social

Une nouvelle fois, les personnels de la santé et de l’action sociale se sont mis en grève et ont manifesté dans l’unité à l’appel des organisations CGT, CFE-CGC, CFTC, AMEF, La Coordination nationale de défense des hôpitaux et maternités de proximité, les collectifs Inter-urgences et le Printemps de la Psychiatrie, pour dénoncer la casse orchestrée des services de soins et d’accompagnements sociaux ou médico sociaux.

Augmenter les salaires, c'est urgent !

Boris Plazzi, dirigeant de la CGT revient sur l'urgence d'augmenter les salaires, les propositions de la CGT et les moyens de les financer.

Manifestations en Ardèche, ce 29 septembre 2022

Ceux sont près de e 1370 personnes mobilisé en Ardèche...

(Privas 300, Aubenas 400, Annonay 600 et Le Cheylard 70 manifestants)

On ne lâche rien travaillons aux suites à donner à ces manifestations dont le 17 octobre, devant le conseil départemental pour dire non à la politique antisocial du président Amrane ...

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CHÔMAGE : Seul le chômeur est responsable et coupable !

Pour le système le chômeur est coupable, forcément !

La réforme de l'indemnisation des chômeurs revient à transformer le préjudice d'être licencié en prestation aléatoire... La fin de l'Unedic. Analyse et alerte d'Info'Com-CGT

Le privé non lucratif va bénéficier du dégel du point d'indice de la fonction publique

À la Mélée organisée par Nexem, Jean-Christophe Combe a annoncé l'engagement du Gouvernement sur la transcription de la revalorisation du point d'indice de la fonction publique. Aucune annonce en revanche pour les oubliés du Ségur.

"Nous allons financer pour le secteur privé non lucratif l'équivalent de l'augmentation de la valeur du point pour la fonction publique. J'invite dès aujourd'hui Axess à lancer des négociations", a annoncé Jean-Christophe Combe, ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, le 15 septembre à La Mélée, le colloque organisé par Nexem à Nantes (Loire-Atlantique). Ses services et ceux du ministre de la Santé et de la Prévention François Braun ont estimé que cette mesure validée par l'Assemblée des départements de France (ADF) devrait coûter 260 millions d'euros (M€) aux départements et 900 M€ à l'État.

Toujours pas de Ségur pour tous

Cette première revendication forte des employeurs du privé non lucratif a été entendue (lire notre interview). Ces derniers espèrent bien négocier la rétroactivité. Satisfaisant mais pas suffisant pour Alain Raoul, président de Nexem, interrogé par Hospimedia : "Notre mobilisation reste intacte pour l'accès au Ségur pour tous. Nous ne pouvons plus accepter que des personnes qui travaillent dans nos établissements n'arrivent plus à vivre avec leur salaire. Nous ne pouvons pas continuer à recruter à 1 400 euros", explique-t-il. Cette question des revalorisations salariales bloque les négociations engagées sur la convention unique. "Un certain nombre d'organisations syndicales ont pris conscience de la nécessaire évolution pour pouvoir construire des parcours professionnels, un calendrier de négociations a été défini mais nous sommes retardés par la juste revendication des organisations syndicales sur les revalorisations salariales", ajoute-t-il.

Il rappelle les difficultés rencontrées cet été : "Cela s'est passé différemment selon les régions mais il y a eu des fermetures d'établissements, des baisses d'activité, des personnes en situation de handicap renvoyées dans leur famille, des activités réduites dans les Ehpad. Ce qui me met en colère c'est le déni des pouvoirs publics face à la gravité de la situation. La situation n'a pas changé. Il nous manque 50 000 postes sur le secteur."

Le recours aux infirmiers libéraux, un écran de fumée ?

La solution dégainée cet été par le Gouvernement pour assurer la permanence des soins dans les établissements en péril fait doucement sourire Alain Raoul. "Vous croyez vraiment qu'il y a un vivier d'infirmiers libéraux qui attendaient le médico-social pour pouvoir travailler ? Tout ça c'est de la poudre aux yeux", analyse-t-il. Un avis partagé par Sylvie Gay-Bellile, directrice générale du Comité d'études, d'éducation et de soins auprès des personnes polyhandicapées (Cesap) : "Il n'y avait pas beaucoup d'infirmiers disponibles et quand on en trouvait il y avait une telle surenchère sur les salaires que j'ai refusé de contractualiser eu égard à la rémunération versée à mes salariés. Au final pour les postes infirmiers comme les autres postes, c'est l'intérim qui nous a sauvés."
Autre question épineuse, celle des revalorisations financées par les conseils départementaux. "Le Gouvernement nous assure que toutes les compensations financières ont bien été versées mais certains départements disent le contraire", précise Alain Raoul. "Le problème, c'est que 101 départements, c'est 101 négociations sur la définition du périmètre", ajoute Philippe Calmette, vice-président de Nexem. Jean-Christophe Combe reconnaît le problème et promet la réunion d'un comité des financeurs d'ici octobre pour "éviter que le mouvement associatif soit pris en étau".

Source : https://abonnes.hospimedia.fr/articles/20220915-dialogue-social-le-prive-non-lucratif-va-beneficier

"La Fehap demande la fin du coefficient de minoration comme le suggèrent l'Igas et l'IGF"

Pour sa dernière rentrée, Antoine Perrin, directeur général de la Fehap, revient dans un échange avec Hospimedia sur les dossiers d'actualité. Parmi eux se trouvent les conclusions de la mission d'évaluation des différentiels entre les établissements publics de santé et privés à but non lucratif ou encore les revalorisations oubliées.

Antoine Perrin (Fehap/Patrice Le Bris)

Antoine Perrin (Fehap/Patrice Le Bris)

Hospimedia : "En novembre prochain, vous quittez la direction générale de la Fehap, quels sont les dossiers prioritaires d'actualité pour votre dernière rentrée ?

Antoine Perrin : Les établissements relevant du secteur privé non lucratif doivent nécessairement trouver un équilibre financier. Sans cela, leur existence est menacée. Au titre de nos missions de service public de santé et de nos missions d'intérêt général dans le médico-social, la Fehap considère que cela justifie que les établissements et structures de notre secteur soient traités comme ceux du public. Et c'est pour cela que nous pointons certains dysfonctionnements. Concernant par exemple les revalorisations du Ségur 1. Elles ont démarré dans le secteur public. Le privé non lucratif a obtenu dans la foulée pour les structures sanitaires et pour personnes âgées les mêmes revalorisations au même moment... théoriquement parlant. Sur le terrain, ce n'est pas toujours le cas et malgré les rattrapages programmés par le dernier Gouvernement de Jean Castex, il reste encore des reliquats. Pour le Ségur 2, à l'origine, le privé non lucratif ne devait recevoir que 70% du financement par rapport au public. Entre les deux tours de l'élection présidentielle, la promesse d'un financement à 100% a été faite. Sauf que la Direction de la sécurité sociale (DSS) propose aujourd'hui un chiffrage plus bas que celui de la Fehap. Nous considérons que les 25 millions d'euros (M€) annoncés par la DSS sont insuffisants. La Fehap envisage plutôt un coût de 35 à 40 M€ et des discussions sont en cours. Pour ce qui est du Ségur investissement, je salue l'intervention du Conseil d'État pour faire modifier le projet de loi du Gouvernement sur la reprise de la dette qui n'était destinée à l'origine qu'au public. Mais finalement, en dehors de l'Île-de-France et un peu des Hauts-de-France et de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ce dispositif a vraiment privilégié le secteur public.

Il reste encore dans notre secteur 200 000 salariés qui n'ont eu ni revalorisation, ni promesse d'évolution comme ceux des filières administratives ou logistiques qui travaillent par exemple dans les blanchisseries ou les jardins. Cette situation entraîne une tension sociale extrêmement forte.

Quant aux extensions des mesures du Ségur aux structures médico-sociales via les accords dits Laforcade. Les établissements nous signalent encore que les enveloppes qui leur sont accordées ne correspondent pas à leurs besoins. À cela s'ajoutent les revalorisations annoncées de 183 € par le Premier ministre Jean Castex lors de la conférence des métiers de l'accompagnement social et médico-social le 18 février dernier pour tous les professionnels des métiers socio-éducatifs des établissements sous l'autorité de l'Assurance maladie mais aussi des départements. Huit mois plus tard, seuls huit départements ont mis en œuvre cette revalorisation. Les autres ne répondent pas à nos demandes ou disent qu'ils attendent les financements de l'État pour le faire. Par ailleurs, ils restent encore dans notre secteur 200 000 salariés qui n'ont eu ni revalorisation, ni promesse d'évolution comme ceux des filières administratives ou logistiques qui travaillent par exemple dans les blanchisseries ou les jardins. Cette situation entraîne une tension sociale extrêmement forte.

H. : Vous attendiez également depuis 2020 les conclusions de la mission lancée par Agnès Buzyn alors ministre des Solidarités et de la Santé demandant aux inspections générales des affaires sociales (Igas) et des finances (IGF) d'analyser les différentiels de charges fiscales et sociales et de rémunération entre les établissements publics de santé et ceux à but non lucratif, quelles sont leurs conclusions ?

A. P. : Nous venons en effet d'en prendre connaissance alors qu'elles n'ont pas encore été rendues publiques. Dans leur rapport de mission, les deux inspections recommandent la suppression pour les établissements de santé privés non lucratifs du coefficient de minoration destiné à récupérer les avantages retirés du pacte de responsabilité et du crédit d'impôt sur la taxe sur les salaires (CITS). La Fehap demande la fin du coefficient de minoration comme le suggèrent l'Igas et l'IGF. En cas de refus ou d'absence de réponse, nous envisageons de déposer un contentieux. Les inspecteurs suggèrent aussi d'établir chaque année un suivi d'évaluation des différentiels. L'application de ces deux recommandations est d'autant plus importante pour la Fehap que nous sommes actuellement en train de négocier avec Nexem une convention collective unique étendue.

H. : Quid de la prime grand âge ?

A. P. : Cette dernière nous a été accordée avec deux ans de retard par rapport au secteur public pour tous les professionnels du grand âge. Le financement de la première partie du dispositif pour 2021 s'élevant à 13 M€ n'a toujours pas été distribuée. Seuls 18 M€ ont été attribués pour 2022. En l'absence de réponse du Gouvernement sur ce manque à gagner, la Fehap, comme elle l'a annoncé en juin, vient donc de déposer un recours en Conseil d'État.

Nous attendons que des mesures permettant d'aller jusqu'au bout des revalorisations annoncées soient inscrites dans le PLFSS 2023.

H. : Quelles autres initiatives envisagez-vous ?

A. P. : La fédération demande que le niveau de financement des revalorisations accordées correspondent aux besoins des établissements et structures. Nous attendons que des mesures permettant d'aller jusqu'au bout des revalorisations annoncées soient inscrites dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2023. En ce qui concerne les métiers socio-éducatifs, nous souhaitons que les départements respectent leurs engagements de financement. Dans ces conditions nous redoutions cet été une rupture de continuité des soins et d'accompagnement. À notre connaissance elle n'a pas eu lieu. Par contre, certains responsables d'établissement nous ont rapporté avoir eu recours à des recrutements de personnes ayant des niveaux de compétences inférieurs à ceux recherchés en l'absence de professionnels qualifiés pour prendre ces postes. Cela laisse craindre pour l'avenir la perspective d'une dégradation de la qualité des soins et de l'accompagnement.

H. : Vous redoutez aussi les conséquences de l'inflation ?

A. P. : La hausse du coût de l'énergie est considérable entraînant des augmentations par trois voire quatre des dépenses avec une énorme crainte pour l'hiver prochain. Dans le cadre d'une étude interne à la Fehap lancée cet été auprès des responsables d'établissements médico-sociaux, une association pour adultes et jeunes handicapés a évalué une augmentation de plus de 170 000 € entre son prévisionnel de dépenses annuelles et sa réestimation.
Le Gouvernement nous a promis une enveloppe pour contrecarrer l'inflation mais d'ores et déjà il nous a prévenus qu'elle ne pourrait compenser dans son intégralité le coût des augmentations."

Propos recueillis par Lydie Watremetz

Source : https://abonnes.hospimedia.fr/interviews/20220909-antoine-perrin-directeur-general-la-fehap-demande-la

Augmenter les salaires, pas l’âge de départ à la retraite !

Mois après mois, l’inflation progressant inexorablement, l’augmentation des salaires est devenue une question urgente pour des millions de salariés. Si l’inflation atteint aujourd’hui 6,5 % sur un an, les prévisions pour la fin de l’année sont alarmantes, car le seuil de 7 % devrait être atteint et certainement largement dépassé. 

L’augmentation des prix de l’alimentation, des loyers et les tarifs de l’énergie comme des matières premières pèsent chaque mois un peu plus sur nos revenus. Les mécanismes de marché pour fixer le prix du blé ou celui de l’énergie favorisent une spéculation folle. Pendant que quelques-uns s’enrichissent, une majorité de salariés s’appauvrit. Les profits augmentent grâce aux hausses de prix et à la spéculation. Cette inflation nous entraîne dans une perte de pouvoir d’achat que la France et les pays européens n’avaient pas connue depuis bien longtemps. 

Avant la période estivale, dans beaucoup de secteurs professionnels, les salaires n’ont pas été augmentés au niveau que nous l’aurions souhaité. Le gouvernement refuse toute mesure de blocage des prix. Conclusion : seulement 5 % des Français jugent favorablement la politique d’Elisabeth Borne sur les questions de pouvoir d’achat, selon un sondage Viavoice publié fin août 2022. 

Pour sortir de cette spirale infernale, il est indispensable de remettre en place une échelle mobile des salaires, dont l’objectif est l’indexation automatique des salaires sur le renchérissement du coût de la vie. Une proposition que l’Ugict-Cgt fait depuis le début de la crise. Il faut taxer les superprofits et en même temps bloquer les prix. Mais attention, fiscalité et blocage des prix ne suffisent pas à régler les problèmes. Il faut augmenter les salaires, et pas octroyer la prime Macron ou prime de partage de la valeur décidée cet été, qui a l’avantage pour l’employeur de n’avoir aucun effet report sur les salaires de 2022.

Ce sont donc tous les salaires qui doivent augmenter. Tout simplement parce que nous avons tous perdu en pouvoir d’achat : c’est encore plus vrai dans nos catégories ICTAM. L’ensemble des salaires des conventions collectives se sont tassés et certains sont passés en dessous du Smic. Nos collègues de la Fonction publique en savent quelque chose, ils n’ont cessé de perdre du pouvoir d’achat avec le blocage du point d’indice.

Prenons un seul exemple pour illustrer le décalage entre inflation et augmentations de salaire : comment peut-on payer les factures d’énergie en sachant qu’elles se sont envolées en moyenne de plus de 35 % depuis le début de l’année, alors que les salaires augmentent de 2 à 3 % durant la même période… ?

Pendant ce temps, les dirigeants et les actionnaires des entreprises engrangent des bénéfices records à nos dépens. Il est temps d’exiger de justes augmentations de salaire, limiter les prix, sans oublier de taxer les supers-profits. 

Nous le disons une nouvelle fois, seule l’augmentation des salaires est la réponse adaptée au maintien de notre pouvoir d’achat, que nous soyons du public ou du privé. Ces augmentations génèrent des cotisations dont on sait combien elles sont essentielles au financement de notre système de protection sociale et de nos services publics. La situation des hôpitaux cet été ou le manque de moyens pour éteindre les incendies sont des exemples éclairants pour illustrer cet appauvrissement. 

C’est dans ce contexte qu’Emmanuel Macron veut relancer sa réforme des retraites coûte que coûte… Soucieux d’aller vite, le chef de l’Etat n’exclut pas d’insérer la réforme des retraites dans le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (Plffs) dès fin septembre (Article du Monde du 13 septembre). Olivier Véran, porte-parole du gouvernement l’a confirmé lors d’une conférence de presse : « Toutes les pistes sont à l’étude, y compris la piste qui nous conduirait à proposer une réforme à travers le projet de loi de financement de la sécurité sociale »

Emmanuel Macron envisage donc sa réforme des retraites, malgré l’avertissement des syndicats, et même si le Medef et la Cpme n’en font pas une priorité pour la rentrée. Une mesure qu’il sait, massivement, très massivement, impopulaire. 55 % des Français pensent que le chef de l’État à tord de relancer une réforme des retraites (Sondage IFOP pour le JDD).

L’Ugict-Cgt appelle à amplifier les mobilisations et cela commence par celle du 29 septembre pour gagner des hausses de nos salaires et l’amélioration de nos retraites. Alors, soyons nombreux à exiger une augmentation des salaires et pas l’âge de la retraite !

Olivier Dupuis, secrétaire national de l’Ugict-Cgt

Source : https://journaloptions.fr/2022/09/16/augmenter-salaires-pas-lage-depart-retraite/

La « bataille sociale » sur les retraites relancée

Capgemini interpro quai roosevelt

« Pour les salaires, les pensions, les bourses d’études, les minimas sociaux » : la journée nationale de mobilisation interprofessionnelle du 29 septembre intervient dans le contexte d’une double offensive sur les retraites et l’assurance-chômage.

« Comptez sur moi » : c’est ce qu’a répété, au cours des derniers mois, Emmanuel Macron aux militaires, aux hospitaliers ou aux travailleurs de la « tech »… À l’évidence, ce n’était pas une main tendue. Mais le présage de réformes brutales, menées coûte que coûte. Après avoir lancé celle de l’assurance-chômage ignorant le rejet unanime des organisations syndicales, voici le retour des retraites, au prétexte de la recherche du plein-emploi.

Le scénario est bien connu, et il se conclue par la menace à peine voilée du 49.3 : fuites opportunes du nouveau rapport du Conseil d’orientation des retraites (Cor), propos et ballons d’essais distillés devant l’association de la presse présidentielle, dont la possibilité d’un amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale pour faire passer plus vite le projet… « Retraites : la bataille sociale », titrait Options au printemps dernier. Elle est ainsi relancée, et le coup d’envoi en sera la journée nationale de mobilisation interprofessionnelle du 29 septembre, « Pour les salaires, les pensions, les bourses d’études, les minimas sociaux », à l’appel de sept syndicats (Cgt, Union syndicale Solidaires et Fsu) et organisations de jeunesse (Unef, Vl, Fidl et Mnl).

L’accélération est telle qu’une poignée d’initiés a pu lire l’entièreté du rapport du Cor, sur lequel repose la supposée urgence à réformer. Avant sa publication, le 15 septembre, seule est retenue la dramatisation de la dégradation, après 2023, des comptes du système de retraites, sur la base d’hypothèses de croissance annuelle de la productivité abaissées par rapport aux dernières projections. Hypothèses qui peuvent être contestées : le Cor privilégie ainsi « un scénario caractérisé à la fois par une croissance très faible (1 % par an) associée à un taux de chômage élevé », souligne la Cgt, un taux d’ailleurs inférieur à celui retenu par le gouvernement lui-même dans ses dernières prévisions.

« Ce que dit le rapport n’a pas grand-chose à voir avec le récit qu’on en fait », commente pour sa part l’économiste Michaël Zemmour sur son compte Twitter. Selon lui,  la réforme envisagée répond d’abord « à une volonté de réformer le marché du travail et de réduire les dépenses après une série de baisses d’impôts ». Si l’on s’en tient aux seuls résultats comptables, l’analyse de Henri Sterdyniak sur son blog hébergé par Mediapart éclaire le débat : la question n’est pas celle du léger déficit du système de retraite (0,4 % du Pib dans les 25 prochaines années), mais, à moyen terme, « l’acceptation ou non de la paupérisation progressive des retraités ». Une paupérisation déjà à l’œuvre – les taux de remplacement, singulièrement pour les ingénieurs et cadres, se sont déjà effondrés –, et qui ouvre la voie au développement de l’épargne  retraite : un piège, comme l’ont montré les débats des dernières Rencontres d’Options.

Peu importe finalement qu’à peine un actif sur deux soit en emploi entre 55 et 64 ans, Emmanuel Macron résume ainsi les termes du « choix » : report de l’âge légal ou nouvel allongement de la durée des cotisations ? À côté de l’argument comptable, il affiche désormais une nouvelle stratégie pour imposer sa réforme : celle du financement de droits nouveaux, comme une pension minimum à 1 100 euros pour une « carrière complète » sans qu’on sache ce que cela recouvre, ou les investissements nécessaires à l’école, à la santé, à la transition écologique…

Toujours pas un mot sur les ressources du systèmes de retraite, d’ailleurs mises à mal, comme l’ensemble de la protection sociale, par la faiblesse des revalorisations salariales au profit de primes hypothétiques, la non-reconnaissance des qualifications ou les exonérations de cotisations. À la condition d’une meilleure répartition des richesses, d’autres choix que la voie sans issue dans laquelle il veut enfermer les Français sont pourtant possibles.

Christine Labbe

Source : https://journaloptions.fr/2022/09/16/la-bataille-sociale-sur-les-retraites-relancee-a-commencer-lors-de-la-journee-nationale-de-mobilisation-interprofessionnelle-du-29-septembre/

Soignants : pour ceux qui restent, mobilisation en urgence absolue

Sante hopital ete 2022

La mobilisation du 22 septembre ne sera pas unitaire malgré la dégradation persistante de notre système de santé.

« Nous avons des solutions, nous exigeons des actes. » C’est dans cet esprit que la fédération Cgt de la santé et son Ufmict (Union fédérale des médecins, ingénieurs, cadres, techniciens) appellent à la mobilisation du 22 septembre, qu’elles entendent décliner dans les établissements et les manifestations. Dès avant l’été, le syndicat exprimait ses craintes quant à un affaiblissement persistant des moyens et à la fuite des soignants, qui se sont notamment traduits par la « régulation médicale préalable » – pour ne pas dire « tri » – dans les services d’urgence saturés, voire fermés à certains moments.

La Cgt santé espérait une convergence des organisations et associations représentatives des personnels face à l’aggravation prévisible de la situation, en particulier à l’hôpital public. La Cfe-Cgc, le Printemps de la Psychiatrie, le Collectif inter-urgences y participeront, mais pas les trois syndicats signataires du Ségur (Fo, Cfdt, Unsa), qui n’en sont pourtant pas satisfaits, mais qui appellent à une journée d’action cinq jours plus tard, le 27 septembre.

Les soignants veulent témoigner. L’été ne s’est pas bien passé, leurs conditions de travail et d’accueil des patients, partout, continuent de se dégrader dangereusement. Ainsi au Chu de Toulouse, comme l’expliquent Julien Gavarret, infirmier à l’Oncopole, et Sylvain Béduz, manipulateur radio à Rangueil.

Il s’agit de rappeler que les mesures proposées par la « mission flash » du désormais ministre François Braun n’ont pas permis d’éviter le pire partout, et que si l’hôpital a tenu, c’est encore et toujours au prix du dévouement et de l’épuisement des soignants. D’autant plus que le manque de personnel a continué de justifier les fermetures de lits et de services.

Le déploiement à grande échelle du tri et de la sélection des personnes sollicitant les services d’urgence a culpabilisé les soignants comme les patients. Pour ces derniers, il a parfois empêché une prise en charge garantissant les meilleures chance d’être soignés vite et bien – voire compromis leurs chances de survie. Partout, les soignants font ce qu’ils peuvent, comme en atteste également Jocelyne Goùt, infirmière à l’hôpital psychiatrique de Cadillac (Gironde).

Très attachés au sens et à l’utilité sociale de leur travail, les soignants, partagés entre la colère, la fatigue et la peur d’un accident, n’en peuvent plus de ne pas pouvoir travailler comme ils devraient. Qui plus est, pour des salaires peu gratifiants et toujours pas attractifs aux yeux des jeunes, même si le gouvernement a ouvert, en cette rentrée, plus de places en instituts de formation en soins infirmiers (Ifsi) sans s’engager sur les revalorisations des métiers.

Pour la Cgt-Santé, la revalorisation de l’ensemble des salaires, la création de postes et l’amélioration des conditions d’entrée dans le milieu professionnel pour les jeunes, qui bénéficieront aux équipes dans leur ensemble, restent des revendications urgentes. Les psychologues, forts d’une plateforme revendicative commune, restent tout particulièrement engagés et prévoient d’être également visibles lors de la journée nationale d’action du 29.

Il s’agit de faire preuve d’ambition et d’anticipation pour ne pas courir à de nouvelles catastrophes. Les personnels des secteurs de la santé seront particulièrement vigilants durant les débats sur le Projet de loi de financement de la sécurité sociale (Plfss), qui doit se tenir cet automne, mais n’espèrent pas grand-chose des propositions qui émaneront du Conseil national de la refondation (Cnr), d’ores et déjà perçu comme un nouvel exercice illusoire de démocratie directe, et auxquels peu de corps intermédiaires ont accepté de participer. Ce n’est pas par manque d’idées que la Cgt n’ira pas : le diagnostic est connu, les catastrophes prévisibles, reste à savoir si la volonté politique de défendre un service public de qualité sera au rendez-vous.

Valérie Géraud et Lennie Nicollet

Source : https://journaloptions.fr/2022/09/16/pour-les-soignants-qui-restent-mobilisation-le-22-en-urgence-absolue/

Salaires, pénibilité, mise à mort du système de soins : la CGT santé 43 appelle à se mobiliser le 29 septembre

La santé, le secteur social et médico social  sont malades... le seul remède : des salaires décents et du personnel en nombre ! [Déclaration CGT]

Amandine rabeyrin patricia benezit jean francois vissac cgt sante credit photo nicolas defay zoomdici

Les secteurs de la santé, de la protection de l’enfance, du handicap et du grand âge connaissent une situation sans précédent totalement mortifère pour les usagers et les salariés.

Gravité de la situation et cynisme des décideurs en place

Les fermetures de services d’urgences partout en France induites par les fermetures de lits hospitaliers et le manque de personnel ne sont que les conséquences de politiques publiques libérales subies depuis des décennies. La mission flash « Braun » et ses 41 préconisations montrent la gravité de la situation et le cynisme des décideurs en place.

Derrière la crise des urgences, c’est bien tout le secteur sanitaire, social et médico-social qui est concerné par un effondrement des missions et des capacités à répondre aux besoins de la population. Avec la casse de la Fonction publique hospitalière et des établissements du sanitaire, du médico-social et social ainsi que les difficultés grandissantes des établissements et des hôpitaux associatifs non lucratifs, ce sont les missions de service public qui ne sont plus remplies.

Les salariés n’en peuvent plus de ne pouvoir exercer correctement leur travail par manque de moyens. Les patients et bénéficiaires souffrent de la non prise en compte de leurs besoins fondamentaux et l’accès aux soins est profondément remis en cause !

Les enjeux du développement d’un grand service public de Santé et d’action sociale.

Face à l’aggravation des réalités de notre secteur, la CGT santé action sociale œuvre pour le développement d’une mobilisation à la hauteur de la situation.  Il est urgent de pouvoir peser sur les choix politiques et notamment dans le cadre du débat parlementaire sur le PLFSS 2023 afin de pouvoir répondre aux enjeux du développement d’un grand service public de Santé et d’action sociale.

C’est pourquoi l’Union Syndicale Départementale Santé et Action Sociale 43 œuvre et appelle tous les personnels de notre secteur à faire grève et à se mobiliser massivement le 29 septembre 2022 en participant à la manifestation interprofessionnelle qui aura lieu à partir de 10h30 de la place Cadelade au Puy en Velay.

Comme partout en France, sur notre département, la situation devient intenable dans tous nos établissements !

Les mauvaises conditions de travail et leurs conséquences sont à l’origine de nombreux départs et changements de profession. L’absence de remplacements, les effectifs et procédures en mode dégradé, l’épuisement professionnel ne peuvent plus durer. Il faut prendre des mesures fortes et pérennes.

La colère et le désarroi de tous les salariés doivent être entendus. Le temps du déni, de l’inaction, de la mise en place de fausses solutions doit être révolu.

Nous n’acceptons plus la non-reconnaissance de notre travail pourtant essentiel à la population !

Nous n’acceptons plus des primes incertaines dans le temps, dépendantes de la fonction que l’on occupe. Et qui mettent à mal le financement de la Sécurité Sociale et de nos retraite ! Nous voulons des augmentations de salaires !

Nous n’acceptons plus d'aller toujours plus vite, alors que nous devrions avoir le temps pour des pratiques professionnelles bienveillantes d’écoute et de prise en compte des maux des personnes que nous prenons en charge,

Nous n’acceptons plus les cadences infernales, les planning illégaux, les rappels sur nos jours de repos… qui ont des conséquences désastreuses sur notre équilibre vie professionnelle/vie personnelle et portent atteinte à notre Santé….

Pour défendre notre système de santé et de protection sociale, il est donc primordial de défendre la hausse des salaires et des conditions de travail ! 

Il faut :

- AUGMENTER LES SALAIRES ET REDUIRE LA PRECARITE POUR REDONNER DE L’ ATTRACTIVITE A NOS METIERS,

- FORMER ET EMBAUCHER LES PROFESSIONNELS NECESSAIRES POUR REMPLIR NOS MISSIONS,

- AMELIORER LES CONDITIONS DE TRAVAIL ET, RETROUVER DU SENS DANS L’EXERCICE DE NOS METIERS,

- RETROUVER UN EQUILIBRE ENTRE TRAVAIL ET VIE PERSONNELLE

- CRÉER DES POSTES ET ROUVRIR DES LITS,

- RESPECTER LES BESOINS ET LES DROITS DES USAGERS

La CGT apelle tous les salariés de la Santé et de l’action Sociale à agir pour ne plus subir

Le Jeudi 29 septembre, nous appelons tous les collègues à converger pour ces revendications et pour que soient abandonnées toutes attaques sur nos retraites (au contraire, la reconnaissance de la pénibilité du travail doit engendrer un départ anticipé)

Rdv 10h30 Place Cadelade au Puy en Velay

Source :   http://cgt43.fr/index.php/1315-salaires-penibilite-mise-a-mort-du-systeme-de-soins-la-cgt-sante-appelle-a-se-mobiliser-le-29-septembre?fbclid=IwAR0WQ-T_tw9KxpGXGxSMcC2SmwxS_HIG9-44kLMF7NIz30m2x9QbTRBUHBg

Rassemblement de soutien à un camarade, lundi 26 septembre 2022, devant la gendarmerie du Teil

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Nous sommes présents ce matin pour soutenir notre camarade convoqué à la gendarmerie du Teil. 

Le résultat de la procédure engagée :

- Après une seule audition, la plainte est classée sans suite!!

- Aucune enquête, aucun complément d'investigation.

Le classement immédiat de l’affaire au motif que l’infraction est insuffisamment caractérisée.

06 2022 09 21 soutien mus plainte page 001

Le gouvernement veut imposer une réforme des retraites idéologique

Les comptes des retraites ne sont pas déficitaires, le système est même excédentaire en 2021 et 2022 selon le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites. Et pourtant, le gouvernement veut passer sa réforme en force et dans l’urgence. Contre l’avis des syndicats, des Français et du patronat.

Pourquoi imposer une réforme coûte que coûte et contre l’avis général, si ce n’est par pure idéologie libérale ? 

Où est l’urgence ? Le retour à l’équilibre du système des retraites est acté par le rapport annuel du Conseil d’orientation des retraites (COR) publié mi-septembre qui dément les prophéties de déficit du gouvernement. Selon ses auteurs, le régime est excédentaire de près de 900 M€ en 2021 et pour 2022, l’excédent pourrait atteindre 3,2 Mds€ grâce à la reprise de l’activité économique après la crise sanitaire de 2020.

Cette reprise ne devrait pas s’arrêter brutalement dans les prochaines années mais, sous la pression du gouvernement en manque d’argument pour faire passer une nouvelle réforme des retraites, le COR juge provisoire cette embellie. À croire le service rattaché à Matignon, le système pourrait de nouveau passer dans le rouge à partir de 2023 sur plus d’une décennie !

L’objectif est d'aggraver artificiellement le déficit du système de retraites

Pour arriver à ce scénario noir, le COR a changé sa méthode de projections et révisé à la baisse ses hypothèses de croissance de la productivité (entre 1% /an, contre +1,3% depuis plusieurs années) et un taux de chômage à 7%  : plus que les 5% prévus par le gouvernement !

« Le COR calcule pourtant que la part des pensions dans le PIB ne va pas augmenter de façon dramatique et rester relativement stable autour de 14% sur la période », souligne Victor Duchesne, conseiller confédéral CGT sur les questions de sécurité sociale. 

Noyer le poisson

Avec son Conseil national de la refondation (CNR) auquel la CGT a refusé de participer, Emmanuel Macron se fait l’apôtre de la concertation, mais il n’écoute pas les Français. Pas même certains députés de sa majorité, des membres du gouvernement, ou le président du CNR, François Bayrou, qui l’a mis en garde contre le risque d’accélérer sur la réforme des retraites.

Le chef de l’État veut aller vite. Si vite qu’il entend convaincre sa Première ministre d’inscrire la réforme dans le projet de loi de Finances de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2023 qui sera examiné à la fin de l’automne. Avec un possible relèvement de l’âge de la retraite à 65 ans. 

Lors d’une réunion avec le ministre du Travail, Olivier Dussopt, le 19 septembre, les syndicats  ont affiché un front commun contre le projet. Même le patronat a opposé une fin de non-recevoir, sans doute conscient de la colère sociale qui gronde si la réforme venait à être présentée sans concertation, et à la vitesse d’un cheval au galop. 

En voulant glisser cette réforme ultra-sensible dans un paquet législatif global, l’exécutif cherche à noyer le poisson. 

Augmenter les salaires pour accroître les ressources des caisses de retraite

Pour la CGT, les solutions pour accroître les ressources des caisses de retraite et équilibrer le système sont très simples :

- il faut augmenter les salaires,

- développer l’emploi stable et qualifié,

- cesser de multiplier les exonérations de cotisations sociales. 

- Et dans la fonction publique, revaloriser le point d’indice et embaucher massivement dans les services publics, nécessaires pour répondre aux besoins des citoyens.

La CGT défend un droit à une retraite pour tous les salariés, dès l’âge de 60 ans, avec les moyens de vivre dignement.

Source : https://www.cgt.fr/actualites/france/retraite/mobilisation-legislation/le-gouvernement-veut-imposer-une-reforme-des-retraites-ideologique