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14 février, la santé et le social se mobilisent !

Le 14 février 2020 : TOU.TE.S en GREVE et à la MANIF à Privas !

MOBILISATION GÉNÉRALE ! ÇA SUFFIT ! EXPRIMONS TOUS ENSEMBLE NOTRE RAS LE BOL !

PUBLIC - PRIVE - USAGERS MÊME COMBAT !

Réforme des retraites : Le Conseil d'État critique le projet de loi retraites. « Sans surprise » selon la CGT

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a accueilli « sans surprise » l’avis critique du Conseil d’État sur le projet de loi retraites. « Une réforme floue » et « seulement argumentée par le besoin de faire des économies ».
 

« J’ai accueilli l’avis du Conseil d’État sans surprise », dit Philippe Martinez dans une interview à L’Humanité publiée lundi. « Cela fait des mois que l’on dit que le gouvernement s’apprête à faire passer une réforme floue, non fondée et seulement argumentée par le besoin de faire des économies », ajoute le numéro un de la CGT.

« Il est demandé aux députés de signer un chèque en blanc »

« Le Conseil d’État confirme donc qu’il est demandé aux députés de signer un chèque en blanc », selon lui. Philippe Martinez estime qu’il est « encore temps pour le gouvernement de retirer son projet de loi et de discuter sur un projet plus juste et plus solidaire ».

Saisie le 3 janvier, la plus haute juridiction administrative française a critiqué le choix de recourir à 29 ordonnances, ce qui « fait perdre la visibilité d’ensemble », et a pointé des projections financières « lacunaires ».

« Ça va être une grande première dans la Ve République : on va demander aux députés de se déterminer sur un texte dont la moitié des choses importantes est renvoyée à plus tard », relève  Martinez. « Cette loi “simple et juste”, personne n’y comprend rien », a-t-il ajouté.

Le Conseil d’État souligne également que le projet de loi « intervient dans un contexte de relative solidité du système français de retraite, en raison notamment des réformes des années récentes qui ont permis de sécuriser son financement ».

Matignon ne sait pas compter

La CGT a réagi sous la forme de l’ironie à l’avis du Conseil d’État dans un communiqué intitulé « Allô Matignon ? On a encore un problème ? », et publié en fin de journée. « Allo Matignon ? On a un problème : il est où votre système de retraite plus simple et plus juste ? », écrit la CGT. « Allô Matignon ? On a un problème: Quand vous vous engagez solennellement à ce que l’examen du projet de loi se fasse dans des conditions normales puis que vous décidez finalement une procédure accélérée, vous nous prenez pour des quiches ? », ajoute le syndicat.

À propos du recours à 29 ordonnances : « Allô Matignon ? Le respect de la démocratie c’est vraiment pas votre truc non ? » Quant « aux projections financières lacunaires » relevées par le Conseil d’État, le syndicat demande : « Allô Matignon ? Alors on ne sait pas compter ? »

« Allo Matignon ? »Lire le communiqué de la CGT

Source NVO : https://nvo.fr/filsocial/le-conseil-detat-critique-le-projet-de-loi-retraites-sans-surprise-selon-la-cgt/

Encore un mauvais coup porté à la justice prud'homale

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Nous venons de prendre connaissance des conclusions  d’un groupe de travail constitué au niveau de la Chancellerie portant sur  la répartition des effectifs des Conseils de Prud’hommes dans une démarche de « rationalisation ».

L’une des hypothèses envisagée dans ce document conduirait à la suppression de pas moins de 22 Conseils.

Cette étude a été conduite dans une totale opacité et avec une logique de réduction des coûts qui ne tient aucun compte de la nécessité de maintenir une justice de proximité.

Si l’objectif est de cibler les sureffectifs, rien n’est mis en œuvre, en revanche, pour traiter des sous-effectifs et des problématiques de délais excessifs de procédure qui continuent de pénaliser localement les justiciables dans les autres régions.

Nous sommes très loin des engagements affirmés par la Garde Des Sceaux à l’occasion des débats sur la loi de programmation de la Justice de ne supprimer aucune juridiction.

Cette étude est à mettre en relation avec le rattachement récent des greffes des Conseils de Prud’hommes aux Tribunaux judiciaires

Elle s’inscrit à l’évidence dans le cadre de la volonté des pouvoirs publics de vider progressivement les Conseils de Prud’hommes de leur moyens et de leur spécificité, pour les supprimer par la suite plus aisément, avec tout ce que cela aura comme conséquences pour les justiciables qui auront davantage de difficultés pour accéder au juge et faire valoir leurs droits.

Nous dénonçons avec la plus grande fermeté cette étude contraire aux intérêts des justiciables et menée sans concertation aucune avec les organisations syndicales et professionnelles ni prise en compte des impératifs de service public de la Justice.

Source : http://lesaf.org/encore-un-mauvais-coup-porte-a-la-justice-prudhomale/

Réforme des retraites : Détermination face au mépris gouvernemental, pour le 6e jour de mobilisation contre la réforme des retraites

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Manifestation bi-départementale 07 - 26 (Valence) : 12 000 manifestants contre la réforme des retraites, le 16 janvier 2020

La journée du 16 janvier a été un nouveau point d'orgue de la mobilisation entamée le 5 décembre par l'intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU, CFE-CGC, Unef, MNL, UNL) contre le projet de réforme des retraites du gouvernement. Les organisations syndicales appellent à amplifier la mobilisation d'ici le 24 janvier prochain, le jour où le projet de loi sera présenté en Conseil des ministres, « afin d'obtenir le retrait de ce projet et l'ouverture de véritables négociations ».

Après quarante-trois jours de grève reconductible dans plusieurs secteurs et de mobilisation intersyndicale, la détermination de la majorité des travailleurs à rejeter le projet de réforme de retraites gouvernemental demeure intacte. La mobilisation s'est poursuivie les 14, 15 et 16 janvier et, à nouveau, des dizaines de milliers de travailleurs, de jeunes, de retraités ont manifesté dans toute la France à l'appel de l'intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU, CFE-CGC, Unef, Mnl, Unl) pour la 6e journée de mobilisation interprofessionnelle depuis le 5 décembre. À Paris, la CGT a revendiqué quelque 250 000 manifestants derrière une banderole portant le slogan unitaire « Retraites à points : tous perdants, retraite à 60 ans : tous gagnants ! ».

« Malgré les annonces du Premier ministre et après six semaines d'un mouvement social inédit, dont nous nous félicitons, la population soutient toujours majoritairement la mobilisation contre ce projet absurde et injuste (60 % de soutien, au baromètre Harris Interactive du 14 janvier) », constate l'intersyndicale.

La mobilisation s'élargit

Partout, de nouveaux secteurs professionnels entrent dans le mouvement, sous des formes diverses : grèves reconductibles de trois jours, grèves de deux heures quotidiennes dans de plus petites entreprises…

L'inventivité des salariés est au rendez-vous, certains, en hommage aux danseuses qui ont présenté le lac des Cygnes sur le parvis de l'Opéra Garnier à Paris, revêtant à leur tour des tutus, d'autres jetant leurs robes d'avocats devant leur ministre de tutelle ou leurs cartables d'enseignants dans un rectorat, ou bien encore confectionnant des bâtonnets géants destinés à un Exécutif volontairement sourd aux exigences de la majorité de la population. D'autres encore organisent de nuit des défilés aux chandelles.

Le gouvernement méprise la démocratie sociale

Méprisant les organisations syndicales ensemble majoritaires, la majorité des salariés, de l'opinion publique, et la mobilisation sociale, le gouvernement continue à se dire déterminé à faire passer sa réforme de régression sociale, niant du même coup la démocratie en général et la démocratie sociale en particulier.

En jeu pour lui : réduire la part du PIB consacré aux retraites (aujourd'hui 14 %) alors que le nombre de retraités est appelé à augmenter, passer d'un régime solidaire à un régime du « chacun pour soi », par points (donc au montant aléatoire), ouvrir le marché de la retraite aux assurances privées et contourner les organisations syndicales dont il refuse les propositions d'amélioration du système et de financement.

Dans la même veine, il a annoncé qu'il se refusait à toute augmentation du « coût du travail », donnant raison au Medef qui ne veut entendre parler ni d'augmentation de salaire réel ni d'augmentation du salaire différé c'est-à-dire de cotisations sociales.

Au-delà du soutien à la grève, développer la lutte

Si les grévistes se montrent tout aussi déterminés à faire échec à ce projet de retraite et de société, le soutien manifesté par ceux qui ne sont pas en grève ne se dément pas. Mais, de toute évidence, il n'est pas encore suffisant pour contraindre le gouvernement à retirer son projet. L'un des enjeux aujourd'hui pour l'intersyndicale est de donc de favoriser l'implication du plus grand nombre dans la lutte, en tenant compte de la diversité des situations de travail, dans une société où la précarité s'est développée.

De ce point de vue, l'interprofessionnel et les organisations territoriales ont de fait un grand jour à jouer pour débattre avec les salariés, comme ceux qui ont été ubérisés ou sont privés d'emploi, leur permettre d'inventer leurs modes de participation à la mobilisation.

Un grand rendez-vous le 24 janvier

L'intersyndicale appelle notamment à amplifier la mobilisation d'ici le 24 janvier prochain, le jour où le projet de loi sera présenté en Conseil des ministres. Elle appelle notamment « à réunir des assemblées générales pour continuer et amplifier encore la mobilisation afin d'obtenir le retrait de ce projet et l'ouverture de véritables négociations sur la base de nos propositions », et à faire de ce vendredi-là une grande journée interprofessionnelle de grève et d'initiatives.

Source nvo : https://nvo.fr/determination-face-au-mepris-gouvernemental-pour-le-6e-jour-de-mobilisation-contre-la-reforme-des-retraites/

Dépendance : L’État veut susciter des vocations pour les métiers du Grand âge !

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La future loi sur le grand âge et l'autonomie voulue par Emmanuel Macron, c'est un peu comme la réforme des retraites : le gouvernement consulte tout le monde sauf les syndicats, accumule les rapports et entretient le flou. Le temps d'installer le projet présidentiel dans l'espace public. Chacun aspirant à vieillir chez soi, l'idée de favoriser le maintien à domicile est même très bien accueillie. Sans que personne ne sache comment le secteur du grand âge sera restructuré pour la mettre en œuvre. Le projet de loi qui devait être présenté en Conseil des ministres avant Noël a été déprogrammé pour, semblerait-il, être reporté à l'été.
 

Un contexte très dégradé

Si le gouvernement rappelle volontiers le défi démographique auquel le pays doit se préparer d'ici à 2050, il tergiverse face à l'enjeu financier que cela représente. Or, sur le terrain, les services d'aide et de soins à domicile et les établissements qui hébergent des personnes dépendantes (Ehpad) suffoquent déjà par manque de personnel. Une situation que les grèves de 2017 et 2018 ont mise en lumière. Réclamant « plus d'effectifs pour plus de dignité » les salariés dénonçaient le fait de ne plus pouvoir s'occuper correctement des personnes âgées.

Et c'est un cercle vicieux car sans moyens, pas de recrutements, aucune chance de voir le contexte s'améliorer ni les candidatures affluer. Taux d'accidents du travail et de maladies professionnelles (AT-MP) trois fois supérieur à la moyenne, niveaux de salaires conventionnels parfois inférieurs au Smic et taux de pauvreté de 17,5 % pour les aides à domicile (95 % de femmes) contre 6,5 % pour l'ensemble des salariés, pléthore de temps partiels subis et d'horaires fragmentés, etc.

Tel est le lot des métiers du grand âge et de l'autonomie. Sans surprise, les Ehpad battent des records de turn-over (15 %) et 81 % des établissements déclarent avoir des postes vacants alors que de nombreux départs à la retraite se profilent.

Rendre attractifs les métiers

Centré sur l'augmentation des effectifs dans les Ehpad, le rapport Libault (mars 2019) fixait comme première priorité d'« investir dans l'attractivité des métiers du grand âge, à domicile comme en établissement ». Le nerf de la guerre. Myriam El Khomri a été missionnée pour y réfléchir et a présenté, en octobre, un « plan de mobilisation nationale » sur cinq ans (2020-2024).

Outre un nouveau chiffrage des besoins en emplois, son rapport préconise une soixantaine de mesures pour améliorer les conditions de travail et revaloriser la rémunération ; moderniser les formations ; diminuer la « sinistralité » (accidents de travail et maladies professionnelles) ; innover pour transformer les organisations ; garantir la mobilisation des acteurs sur tout le territoire.

Concrètement, l'ex-ministre du Travail propose, par exemple, de remplacer le concours d'aide-soignant (- 25 % d'inscrits en 2017) par une inscription via Parcoursup, de définir un socle commun aux différentes conventions collectives ou encore d'instaurer un programme national de lutte contre la « sinistralité » ainsi que 4 heures mensuelles de temps collectifs entre professionnels pour améliorer la qualité de vie au travail.

Le 12 décembre, le rapport de la députée LREM Audrey Dufeu-Schubert est venu compléter ce travail. Consacré au rôle et à l'image des seniors, son rapport, « Réussir la transition démographique et lutter contre l'âgisme », est axé sur le « virage domiciliaire » porté par le gouvernement. Mais dans quelles conditions pour les personnes âgées et les salariés ? Dans l'immédiat, rien n'est prévu pour améliorer leur situation, la réforme des retraites faisant même fi de la pénibilité du travail pour les aides-soignants.

Source NVO : https://nvo.fr/letat-veut-susciter-des-vocations-pour-les-metiers-du-grand-age/